Sofiane Guitoune : " Ce n'est pas la perfection "

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Sofiane Guitoune : " Ce n'est pas la perfection "
Sofiane Guitoune : " Ce n'est pas la perfection "

Auteur de deux essais pour sa première titularisation dans ce Mondial, l'ailier du XV de France Sofiane Guitoune est satisfait, et espère qu'il a effacé les mauvais souvenirs de son dernier match, contre l'Angleterre.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL EN ANGLETERRE

Sofiane Guitoune, on peut dire que vous avez joué votre carte à fond avec ces deux essais...
Il y avait une carte à jouer, je le savais depuis un bout de temps. Je suis entré sur le terrain avec une grosse envie, j’avais envie de faire le maximum, de montrer un meilleur visage qu’à Twickenham (il s’était raté lors du premier match de préparation, en Angleterre en août, ndlr). Mon match est meilleur, ce n’est pas la perfection mais c’est le deuxième match en trois mois et demi... C’est en jouant qu’il y aura plus de régularité dans mon jeu et que ça ira de mieux en mieux.

Aviez-vous la pression avant ce match ?
La pression, c’est vous qui la mettez. J’étais déçu de mon match à Twickenham, mais je sais très bien de quoi je suis capable. J’étais passé à côté, je sais, ça arrive à tout le monde. J’adore le rugby, c’est un jeu, personne ne meurt à la fin, donc la pression... J’avais envie de prendre beaucoup de plaisir et de gagner.

Ce match aurait-il été parfait si vous aviez marqué cet essai acrobatique ?
Non, ça n’aurait pas été parfait même avec cet essai. En première mi-temps, il y a eu une ou deux erreurs de défense. Le poste d’ailier, ce n’est pas que des essais, c’est plus complet que ça.

Vous avez le profil de puncheur que cherche Philippe Saint-André ?
Il faut lui demander (sourire).

Avec ces deux essais, pensez-vous que vous allez jouer contre le Canada ?
Je ne sais pas. Je ne suis pas stupide, les coachs non plus. Je pense que Noa (Nakaitaci) a enchaîné pas mal de matchs dernièrement et qu’il faudra le laisser au repos, donc on verra. Je ferai ce qu’on me dit de faire.

Avec treize changements, ce XV de départ n’avait pas beaucoup d’automatismes, comment l’avez-vous géré ?
Ça a été un peu compliqué au départ. Wes (Fofafa) et Gaël (Fickou) jouent tous les deux deuxième centre, mais il y en avait un qui jouait premier centre pour la première fois. Rémi (Talès) n’avait pas commencé un match depuis le dernier match de championnat. Mais je pense qu’on ne s’en est pas trop mal sorti, on ne s’est pas affolé. On savait que ça n’allait pas être facile, qu’ils n’allaient pas venir la fleur au fusil.

PSA était vraiment énervé à la mi-temps, vous l’aviez déjà vu comme ça ?
Oui. C’est le rôle du coach de nous remettre dans l’axe quand ça ne va pas. Ça fait du bien. Après, on n’est pas des enfants, on savait très bien ce qu’on avait fait et pas fait.

Qu’est-ce que ça fait de disputer un match de Coupe du monde ?
Souvent, je dis que c’est un rêve, mais c’est plus qu’un rêve. Mais jamais je n’aurais imaginé faire une Coupe du monde, c’est tellement éloigné tout ça, pour moi. J’étais très très content, mais pendant deux mois et demi on s’est préparé, et je ne me suis jamais rendu compte que ça allait être pour la Coupe du monde. Jusqu’au moment où on est arrivé à Twickenham, où on a vu tous ces Français nous attendre et nous supporter.

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