Sofiane Boufal Out Boy

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Sofiane Boufal Out Boy
Sofiane Boufal Out Boy

Débarqué d'Angers en janvier 2015, Sofiane Boufal est peut-être la plus belle promesse technique du LOSC depuis le départ d'Eden Hazard. Un futur grand qui faisait pourtant 1m45 il y a quatre ans, passé à rien de la porte de sortie au SCO et pour qui le dribble est une religion.

Pour poser un crampon sur la pelouse du stade de Salpinte à Angers, il n'y a qu'un seul chemin. Une ligne droite. Si le sol est encore bétonné sur cet unique axe coiffé d'arbres municipaux et zébré de lignes blanches, c'est parce que le parking placé à sa surface concentre un trafic quotidien et éclectique. Usé par les allées et venues des arbitres et parents de joueurs, il trouve surtout son utilité dans la présence de ces deux immenses rectangles bétonnés qui encerclent la zone, pieds-à-terre d'une bonne partie des habitants du fameux quartier de la Roseraie. Les bâtiments sont bien plus larges que hauts et les façades orange pastel, les balcons en éventail superposés là comme pour offrir autant de spectateurs naturels aux matchs du samedi matin.

C'est d'ailleurs entre les barreaux de l'un d'eux que Sofiane Boufal, un jour, voit un match de football pour la première fois de sa vie. Le gamin n'a pas encore six ans mais est tout de suite fasciné, revenant observer avec attention puis tentant de s'approcher du pré sacré, chaque fois un peu plus. Gilles Latté, ancien entraineur de l'Intrépide d'Angers Football - les principaux locataires de l'enceinte - et aujourd'hui adjoint au maire de la ville, se souvient des premiers balbutiements du môme de l'époque : "Il habitait la cage d'escalier la plus proche du terrain avec sa mère. Le stade, ça fait 50 ans qu'il est là, il est assez vétuste. Il y avait une main-courante avec des grillages comme ça se faisait dans le temps, et lui, tous les mercredis matins, il passait au-dessus ! Il essayait de venir taper le ballon pendant les entraînements. C'est un trait de caractère qui le définit bien : il a toujours voulu se mesurer aux plus grands que lui."

Une maman derrière, un oncle devant


Lorsqu'il s'inscrit au club à l'âge de six ans, Sofiane est déjà une figure connue du quartier : "Il avait tout le temps un ballon dans les jambes, se rappelle Gilles Latté, mais physiquement c'était un moineau. C'était assez impressionnant d'ailleurs parce qu'il courait partout. J'ai toujours dit qu'il avait trois poumons ce gamin." Sprints après saisons et saisons après sprints, le bambin prend du grade dans son club de quartier tout en cultivant un amour du jeu et une jovialité qui le démarquent de ses coéquipiers. Parce que oui, évoquer le souvenir de Sofiane Boufal auprès de ceux qui l'ont côtoyé, c'est surtout…




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