Sofia la reine

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Sofia la reine
Sofia la reine

Il y a trente-quatre ans, le PSG jouait son premier match européen à Sofia. C'est d'ailleurs la seule fois de son histoire que le club de la capitale a mis les pieds en Bulgarie. Que reste-t-il de cette rencontre perdue (1-0) où les gardiens de but portaient la moustache ? C'était la Coupe des vainqueurs de coupes. C'étaient les années 80. C'était le siècle dernier. De l'effectif actuel du PSG qui s'en va défier Ludogorets, seuls Maxwell et Thiago Motta étaient nés.

En remportant la Coupe de France en 1982, le PSG s'est donné le droit d'aller se balader en Europe. C'était le rêve de Francis Borelli, l'ancien président du club, qui voulait faire de Paris un grand club européen. Pour cette première sortie hors de France, le sort a donné au PSG le Lokomotiv Sofia. Une équipe dont le capitaine porte la moustache et protégée de l'Ouest par le rideau de fer. C'est donc un périple sympathique qui s'annonce pour le PSG. En théorie, le club de la capitale devait compter sur sa nouvelle star, Safet Sušić, pour ses grands débuts européens. Au départ, le PSG voulait s'envoyer une star britannique. On parlait de Kevin Keegan ou de Liam Brady. Puis le meneur de jeu des Balkans est arrivé sur la place publique. Et comme le football fonctionne encore avec le bouche-à-oreille, tout ce qui est loin de France est plus mythique, mieux raconté, mieux enveloppé. Ainsi, l'histoire raconte que c'est un chauffeur de taxi yougoslave qui a suggéré l'idée de Sušić à Francis Borelli.

La vérité est plus simple, puisque c'est l'ancien ailier parisien Ivica Šurjak, qui côtoie Sušić en sélection, qui a servi d'intermédiaire à Borelli. Au PSG, ils sont deux à tomber sous le charme du joueur aux chaussettes baissées. Borelli donc, et Georges Peyroche, le coach francilien. Mais Sušić est désiré en Italie où l'Inter Milan et le Torino sont sur les rangs. Et c'est un imbroglio qui va finalement mener Sušić au PSG. À Sarajevo, le joueur a rendez-vous avec les deux clubs transalpins. Le Toro est en retard – club qui a sa préférence –, alors Sušić file avec l'Inter où il paragraphe un bout de papier en guise de contrat. Quand les dirigeants du Torino débarquent enfin, Sušić demande à l'Inter d'oublier sa signature, et dans le même temps, le meneur de jeu signe avec le Toro. Moralité : bordel juridique devant les instances italiennes et voilà Sušić suspendu pour un an en Italie. C'est l'opportunité parfaite pour le PSG qui s'engouffre dans la brèche et signe le génie pour deux ans. Sušić fait ses débuts officiels le 5 août 1982 lors d'un tournoi de Paris. L'homme sait tout faire : petits ponts, crochets, râteaux, frappes, orientation. Le ballon ne s'éloigne jamais de ses mollets. Moins d'un mois plus tard, le premier match européen du PSG à Sofia. Avec Sušić, ça peut être une formalité. Sauf que le Yougoslave ne…


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