Sócrates de Médicis

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Sócrates de Médicis
Sócrates de Médicis

Incarnation de la beauté du football brésilien, Sócrates n'aura connu qu'une seule expérience à l'étranger, avec un passage décevant à la Fiorentina. Une aventure peu concluante sportivement parlant, mais motivée au départ par un coup de gueule politique, encore et toujours.

Après six saisons passées aux Corithians et près de 300 matchs disputés avec le mythique maillot du club paulista sur le dos, Sócrates s'en est finalement allé. Mais à 30 ans, contrairement aux autres légendes brésiliennes Pelé ou Carlos Alberto parties profiter de leur vie de trentenaire à New York, pas question de filer aux États-Unis. Trop facile, trop évident. Surtout, Sócrates reste Sócrates, et ne veut pas d'un départ simple, sans saveur et sans message. Alors après des années de lutte contre la dictature militaire en place au Brésil depuis 1964, après la démocratie corinthiane, les déclarations sur la liberté, les maillots à messages, et tout ce qu'a fait Sócrates pour dépasser le cadre du sport, le joueur va un peu plus loin. Lié au mouvement " Diretas Já " (" Des élections directes dès maintenant ", en VF), la star des Corinthians profite d'une gigantesque manifestation en avril 1984 pour faire une promesse solennelle. Un contrat en or l'attend à la Fiorentina, et il a déjà donné son accord. Mais la lutte pour la démocratie est plus importante, alors devant plus d'un million de personnes, il prend la parole et jure : si le Congrès organise une élection présidentielle libre et au suffrage universel direct, il renoncera à son départ et restera jouer au Brésil. Couillu. Mais l'élection en question n'arrivera jamais, et Sócrates met finalement sa menace à exécution. Le voilà envolé pour la Toscane.

Un docteur en violet


Un départ qui est d'abord l'aveu d'un certain échec. La démocratie corinthiane a été une aventure exceptionnelle, romanesque et menée par des personnalités hors du commun, mais concrètement, elle n'a pas donné grand chose. Les Corinthians ont montré l'exemple, mais personne n'a sauté dans la roue, et la démocratie n'est toujours pas installée malgré les fous espoirs de Sócrates et de sa bande. Cultivé, éclairé, aimant la vie, le bon vin et la compagnie féminine, Sócrates débarque à Florence, ville d'une qualité et d'un raffinement hors pair, où il a théoriquement tout pour se plaire. En revanche, pour un amoureux de la démocratie et du pouvoir confié au peuple, la ville des Médicis n'a

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