SocGen va lancer un agrégateur de comptes en France

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    * Crédit du Nord lancera en premier un agrégateur de comptes 
    * Société générale offrira ensuite ce service à ses clients 
    * Socgen, première banque traditionnelle à offrir ce service 
 
    par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva 
    PARIS, 6 octobre (Reuters) - Société générale  SOGN.PA  va 
lancer prochainement un agrégateur de comptes, une première pour 
une grande banque de réseau en France, ce service étant pour le 
moment surtout proposé par les banques en ligne, désireuses de 
capter la relation clients de leurs concurrentes 
traditionnelles. 
    L'enseigne Crédit du Nord devrait sauter le pas en premier 
et sera suivie par Société générale, a indiqué à Reuters une 
source proche du dossier.  
    Socgen s'appuiera sur la technologie de Fiduceo, une fintech 
rachetée en 2015, et qui est à l'origine du service d'agrégation 
déjà offert à ses clients par Boursorama, la banque en ligne du 
groupe.  
    "Un projet est en cours", a confirmé un porte-parole de la  
banque, sans donner plus de précision quant au calendrier prévu 
pour le lancement de ce nouveau service. 
    Les agrégateurs de comptes bancaires permettent de regrouper 
sur une seule application l'ensemble du patrimoine bancaire d'un 
particulier et d'optimiser la gestion du budget familial. 
    Ils représentent un enjeu stratégique pour les banques en 
ligne qui y voient un moyen de mettre la main sur la relation 
client des établissements traditionnels en proposant à terme  
une sorte de guichet unique pour toutes les opérations 
financières des particuliers.  
    La mise en oeuvre de la nouvelle directive européenne sur 
les services de paiement (DSP2) d'ici 2018 permettra en effet 
aux agrégateurs d'initier les paiements directement à partir des 
différents comptes du client et d'ouvrir la voie à une nouvelle 
génération de services. 
     
    "UN SERVICE QUASIMENT NORMAL POUR LES CLIENTS" 
    Les grands établissements français ont longtemps tenu un 
discours critique, voire hostile vis-à-vis des agrégateurs, 
mettant notamment en garde les consommateurs sur les failles 
possibles en matière de sécurité. 
    Mais devant la généralisation de ces services, les banques 
n'ont plus guère le choix que de sauter le pas. 
    "Cela fait partie des choses qui sont devenues un service 
quasiment normal pour les clients", a expliqué à Reuters la 
source proche du dossier. 
    L'assureur mutualiste Maif a par exemple lancé en juin son 
propre agrégateur en faisant le pari qu'elle pourrait devenir à 
terme "l'interlocutrice privilégiée de la relation bancaire et 
financière sans avoir à intégrer dans son offre un compte 
bancaire". 
    Ce service a été produit avec Linxo, qui fournit en son nom 
propre et en marque blanche des agrégateurs.  
    Cette fintech a déjà noué des partenariats avec BforBank, la 
banque en ligne du Crédit agricole  CAGR.PA , Fortuneo, du 
Crédit mutuel Arkea, mais aussi HSBC France. 
    D'autres initiatives sont en cours, comme celle d'ING 
 ING.AS  qui réfléchit au lancement d'un agrégateur 
pan-européen.  
    Selon les spécialistes du secteur, d'autres acteurs 
pourraient essayer de s'imposer sur ce créneau comme des 
opérateurs télécoms, des associations de consommateurs ou encore 
des géants de l'internet américain comme Google (Alphabet 
 GOOG.O ), Apple  AAPL.O , Amazon  AMZN.O  ou encore Facebook 
 FB.O . 
     
    Voir aussi : 
    L'agrégateur, désintégrateur de la banque de détail 
  
    La Maïf tente d'ubériser les banques avec l'agrégateur 
Nestor   
    ING réfléchit au lancement d'un agrégateur pan-européen 
  
 
 (Edité par Jean-Michel Bélot) 
 

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