Socgen, comme BNP, a vu ses profits augmenter malgré un T1 rude

le
0
    * Nouveau plan d'économies pour la BFI 
    * La banque de détail compense les activités de marchés 
    * Résultats nets plus importants que prévu 
 
    par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva 
    PARIS, 4 mai (Reuters) - Société générale  SOGN.PA  a 
annoncé mercredi avoir traversé le premier trimestre 2016 avec 
des profits en hausse grâce, comme sa rivale BNP Paribas 
 BNPP.PA , à sa banque de détail qui a compensé les difficultés 
rencontrées par sa banque d'investissement durant les deux mois 
de tempête boursière. 
    "Le début du trimestre a été marqué par la montée des 
inquiétudes concernant l'économie chinoise et par la poursuite 
de la baisse du cours du pétrole, ayant conduit à des 
perturbations sur les marchés actions", explique dans un 
communiqué la banque française, qui lance pour sa division 
Activités de marché un volet d'économies supplémentaires de 220 
millions d'euros à fin 2017.  
    Ce plan s'ajoute à celui toujours en cours qui vise à 
économiser 850 millions sur la période 2015-2017 sur l'ensemble 
du périmètre de la banque.  
    "Au total, le groupe aura donc engagé des plans d'économies 
annuelles à hauteur de 2 milliards d'euros sur la période 
2012-2017", résume la banque dans son communiqué.  
    Le résultat net de Socgen pour les trois premiers mois de 
l'année s'affiche à 924 millions d'euros, en hausse de 6,5%, 
alors que cinq analystes interrogés par Reuters s'attendaient en 
moyenne 801 millions d'euros, soit une baisse de 7,7%.  
    Hors éléments non récurrents, les profits sont en très 
légère baisse à 829 millions d'euros, contre 833 millions au 
premier trimestre 2015. 
    Le coût du risque, soit les provisions pour des crédits 
risquant de ne pas être remboursés, a favorablement pesé, avec 
une baisse de 14,5% à 524 millions d'euros.  
    La Banque de détail en France, qui regroupe, outre 
l'enseigne Société générale, la banque en ligne Boursorama et 
Crédit du Nord, a vu sa contribution aux bénéfices du groupe 
augmenter de 17,6% à 328 millions d'euros. 
    Le pôle de la banque de détail à l'international (Europe, 
Afrique et Russie), de l'assurance et des services financiers 
spécialisé comme le leasing a vu ses profits doubler à 300 
millions d'euros, grâce notamment à la forte baisse du coût du 
risque. 
    A l'inverse, les bénéfices dégagés par la banque de 
financement et d'investissement ont reculé sur la période de 
14,7% à 454 millions d'euros, avec des performances difficiles 
pour les activités de marchés, la gestion d'actifs et la banque 
privée.   
    Le groupe a renforcé ses fonds propres durant le trimestre 
et affiche un ratio Core Equity Tier One à 11,1% à la fin mars, 
contre 10,9% à la fin de l'année dernière.  
     
    "LE GROUPE EST CONFIANT" 
    "Le groupe est confiant dans ses perspectives pour l'année 
2016", déclare dans un communiqué de presse le directeur général 
Frédéric Oudéa, alors que d'autres banques européennes comme 
HSBC  HSBA.L , Commerzbank  CBKG.DE  ou UBS  UBSG.S  ont toutes 
enregistré des résultats en baisse. 
    Si de nombreuses banques européennes ont annoncé des plans 
de restructuration massifs ou l'abandon de pans entiers 
d'activités, les établissements français n'ont opéré, pour 
l'heure, aucun repli stratégique majeur mais réduisent 
progressivement et continuellement la voilure en termes 
d'emplois.  
    La Société générale, qui a déjà annoncé en avril la 
suppression de 125 postes dans sa banque de financement et 
d'investissement, a présenté en mars un plan de réorganisation 
de ses plates-formes de traitements des opérations clients en 
France qui se traduira par la suppression d'environ 550 postes 
sur cinq ans.  
    Socgen, qui souffre comme ses concurrentes d'un 
environnement de taux d'intérêt bas en Europe, a aussi annoncé 
cet automne un plan de digitalisation qui doit lui permettre de 
recruter en France 100.000 particuliers nets par an d'ici 2020, 
période qui sera marquée par la fermeture de 20% de ses agences. 
    La banque traverse par ailleurs une période difficile en 
termes de relations publiques après avoir été mise en première 
ligne des banques françaises après l'éclatement du scandale de 
fraude fiscale des "Panama papers" et la sortie en juin d'un 
film sur son ancien trader Jérôme Kerviel.  
    Le directeur général Frédéric Oudéa sera entendu le 11 mai 
par la commission des Finances du Sénat après les révélations 
sur des liens entre sa banque et le cabinet panaméen Mossack 
Fonseca, spécialisé en montage de sociétés offshore dans des 
paradis fiscaux.  
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant