SNCM : Valls prêt à «toutes les mesures» pour lever les blocages

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SNCM : Valls prêt à «toutes les mesures» pour lever les blocages
SNCM : Valls prêt à «toutes les mesures» pour lever les blocages

Seizième jour de grève, ce mercredi, à la SNCM. Lors des questions au gouvernement, Manuel Valls a encore pris position pour une fin rapide de la grève des marins de la SNCM. «La SNCM peut repartir sur de bonnes bases et des solutions sont possibles. Pour cela, il faut que les salariés reprennent le travail», a-t-il assuré, en invitant les acteurs «socio-économiques» corses à Matignon pour jeudi. 

Appelant les deux parties au calme, le Premier ministre a estimé que «le blocage des navires et les violences sur les ports [étaient] inacceptables. Et le gouvernement prendra, dans les heures qui viennent, toutes les mesures nécessaires pour que ces blocages cessent.»  Face à la colère des organisations socioprofessionnelles corses qui ont saccagé les bureaux de la SNCM de Bastia, le Premier ministre a évoqué la possibilité de «compensations» face au préjudice économique subi par les commerçants de l'île de beauté. 

VIDEO. SNCM : le pouvoir va prendre «toutes les mesures nécessaires»

Alors que l'île de Beauté est de plus en plus asphyxiée par le blocage, les négociations entre marins et actionnaires sont au point mort. A Bastia (Haute-Corse), un millier de commerçants et professionnels du tourisme étouffés par cette grève ont manifesté mercredi matin devant la préfecture pour demander à l'Etat de débloquer la situation. En début d'après-midi, les manifestants ont alors cadenassé les grilles du bâtiment après avoir déversé des centaines de fruits devant l'entrée de la préfecture. Excédés par l'échec des discussions, certains commerçants ont fini par se rendre devant les locaux de la SNCM, sur le port de Bastia. L'intérieur a été saccagé et la devanture taguée d'un «SNCM Fora» (dehors).

VIDEO. Le siège de la SNCM saccagé à Bastia

Dans la nuit, les discussions entre les représentants de l'intersyndicale de la compagnie maritime et son actionnaire majoritaire Transdev n'ont rien ...

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  • M7361806 le mercredi 9 juil 2014 à 21:16

    Du fric pour la CGT le service public : foutaise

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:39

    faut couler tous les navires, ces me.rdes ne méritent que çà !!!

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:38

    Pendant des années, les ventes à bord ont ainsi financé de nombreuses caisses noires marseillaises et corses, puisque c’était le contribuable qui payait, tout le monde y trouvait son compte », explique enfin un haut fonctionnaire ( voir Combien coûte la grève à la SNCM ?).source: leparisien.fr

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:37

    Ces dernières avaient d’ailleurs un certain nombre de cabines à disposition sur chaque voyage et, selon qu’on partait du continent ou de Corse, on pouvait, à condition de connaître le bon syndicat, en dégoter une, moyennant versement en cash. »

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:37

    Une partie des prises de la SNCM était ainsi recyclée dans le commerce local. [...] Les paiements en liquide restaient très souvent dans l’escarcelle de l’équipage qui se les partageait sous l’oeil intéressé de certaines organisations syndicales.

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:36

    Un responsable marseillais précise encore un peu plus les dessous de ce trafic illégal: « On comprend pourquoi les marins voulaient conserver intact leur service public et refusaient coûte que coûte toute idée de privatisation. Ils arrondissaient ainsi sérieusement leurs fins de mois, et, comme de par les avantages statutaires ils ne travaillent que six mois par an, plusieurs d’entre eux possédaient d’autres activités professionnelles souvent dans la restauration

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:35

    La SNCM était au courant de ces trafics illégaux et avait volontairement choisi d’abandonner, en toute illégalité, la gestion pourtant lucrative de cette activité. « C’est chez nous un élément de politique sociale », explique la direction de la SNCM.

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:35

    les experts ont également découvert que le personnel de la SNCM se servait allègrement et gratuitement dans les stocks de vivres ( viande, poisson, boissons, charcuterie, etc…). Conséquence de ce coûteux trafic, la SNCM présentait un bilan presque nul sur le poste des ventes de produits dérivés à bord, alors que Corsica Ferries, la compagnie concurrente, réalise près d’ 1 tiers de son chiffre d’affaires grâce à la vente de ces produits

  • M4841131 le mercredi 9 juil 2014 à 20:34

    Les experts liés aux futurs repreneurs de la SNCM ont découvert que les marins et les syndicats de la SNCM n’hésitaient pas à voler l’argent des ventes effectuées à bord pendant la traversée entre le continent et la Corse ( voir aussi Enquête sur la CGT). Le personnel de la SNCM se partageait l’argent des ventes de tabac, d’alcool, de produits dérivés ainsi que l’argent de la restauration

  • spcmg71 le mercredi 9 juil 2014 à 20:25

    Je cite : "En Corse, où l'économie commence à être sérieusement affectée par la grève..."et encore : "Pour cela, il faut que les salariés reprennent le travail». On en apprend tous les jours : il y aurait une activité économique en Corse. Les employés de la SNCM seraient capables de travailler. les notions d'economie et de travail n'ont pas le m^me sens en Corse et dans 90% des pays du monde.