SNCF Pyrénées : le "train du jaune", quel pastis  !

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Le TER à L'Hospitalet, près d'Andorre (ici en janvier 2012 après un accident).
Le TER à L'Hospitalet, près d'Andorre (ici en janvier 2012 après un accident).

Le train quotidien qui dessert chaque jour la principauté d'Andorre est un modeste TER qui part de Toulouse. Outre le train de nuit partant la veille de Paris-Austerlitz, le petit paradis fiscal des Pyrénées est desservi en semaine par cinq autorails qui remontent la vallée de l'Ariège jusqu'à la gare de L'Hospitalet, au pied du col de Puymorens. Des bus assurent la liaison finale en grimpant les derniers lacets jusqu'au Pas de la Case, sa station de ski et ses supermarchés détaxés.

Mais le 15 octobre 2014, la région Midi-Pyrénées a interrompu ce dernier maillon de la ligne en invoquant des questions de sécurité : trop d'altercations avec des passagers, parfois ivres et violents, attirés par le trafic d'alcool et de tabac bon marché. Surnommé « le train du jaune » par les cheminots de la région, par comparaison avec le petit train qui traverse la Cerdagne voisine, le dernier TER de l'Ariège s'est découvert une vocation de tourisme social inattendue, avec les billets gratuits généreusement offerts par la région aux chômeurs. La gare du village de L'Hospitalet (90 habitants), rénovée avec l'aide du gouvernement andorran, a vu passer 49 767 passagers en 2014.

Délinquance ferroviaire

Discrète sur ce sujet sensible, la direction régionale de la SNCF refuse de communiquer les chiffres de 2015. Le « train du jaune » est devenu le symbole d'une certaine délinquance ferroviaire qui ne...

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