SNCF : les vraies raisons de la grève des cheminots

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Des manifestants à la gare Montparnasse, mardi après-midi.
Des manifestants à la gare Montparnasse, mardi après-midi.

Les leaders syndicaux reprochent au gouvernement son projet de réforme ferroviaire, le tout sur fond d'ouverture à la concurrence du rail européen exigée par Bruxelles et prévue pour 2019. C'est ce qu'ils nous répètent dans toutes leurs interventions audiovisuelles. Selon eux, il s'agit une nouvelle fois de défendre le fameux "service public à la française", attaqué par les technocrates de Bruxelles et les "ultralibéraux" du capitalisme européen qui veulent faire concurrence à la SNCF. On connaît la chanson, et depuis longtemps.

En réalité, et comme d'habitude, les cheminots cherchent à défendre leur statut et tous les privilèges qui vont avec. Et cela, quelles que soient les circonstances. Ils n'ont jamais peur et jamais honte de faire grève aux pires moments pour les "usagers", ce terme étrange qui désigne les "clients" partout dans le monde civilisé sauf en France. Ils ont donc confirmé leur grève pour ce début de semaine et peu importe que ce soit pendant les sessions du bac !

Il faudrait les plaindre ?

Et peu importe également que deux TGV aient été bloqués le week-end dernier dans le Var pendant toute la nuit de samedi à dimanche, avec 2 300 "usagers" à bord ! Un porte-parole de la SNCF avait alors déclaré que la nuit avait été "difficile pour les voyageurs et les cheminots". Ah bon ! Les cheminots, aussi, ont souffert, les pauvres... Il faudrait les plaindre ? Le porte-parole, dans un éclair de lucidité sans doute,...

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  • M8040206 le jeudi 19 juin 2014 à 19:10

    Tant que ces 1-beciles de contribuables, pardon, d'usagers paient sans rien dire, pourquoi s'en priver? La revolution Française, c'était pour mettre un terme aux privilèges, Ah ça ira ça ira ça ira!

  • M4300347 le jeudi 19 juin 2014 à 15:31

    bravo cheminots la gréve ou revolution.

  • zeisuke le jeudi 19 juin 2014 à 15:21

    ppetitj non les seuls fois ou ils sont à l'heure c'est pour les gréves !!!

  • ppetitj le jeudi 19 juin 2014 à 12:49

    Les seuls fois ou ils dépensent de l'énergie c'est pendant les grèves...Et aux travail ils trinquent pour se remettre de tous ces efforts...

  • M3155433 le jeudi 19 juin 2014 à 11:32

    à PSYYIR="Le cheminot perd des journées de salaire pour le bien de tous" ..! Comment dire n'importe quoi comme la CGT et sud rail. 44 milliards de déficits !! monstrueux pour une entreprise, depart retraite 52 ou 57ans, retraites moyennes 2 fois sup a la moyenne du privé, jours travaillés et horaires...cf les gros avantages du Fret SNCF , une catastrophe , une faillite, comme les dockers ou ferry corses ! !!

  • b.renie le jeudi 19 juin 2014 à 08:44

    La cohésion nationale qui fait d'une population un ensemble gouvernable, est un souvenir de temps fort éloignés. Depuis 1981 on ne cesse de la diviser en créant des catégories, en perpétuant d'autres. La nuit du 4 août n'a pas aboli les privilèges, elle les a fait changer de bénéficiaires. Les politiques conduites depuis 1981 n'ont cessé de caresser les tenants de pouvoirs de comités occultes doctrinaires et tricheurs, avec le résultat que l'on constate :impossibilité de réformer, de moderniser

  • PSYYIR le mercredi 18 juin 2014 à 23:20

    Le cheminot fait vivre à ses dépens personnels une liberté fondamentale, le journaliste du « Figaro » milite pour limiter la liberté dont il est censé être l’emblème. Mais pourquoi charger le seul « Figaro » ? Les moutons de Panurge ont plus d’un nom. En France, la presse actuelle est, pour l’essentiel, l’adversaire principal de la liberté de penser autrement, c’est-à-dire de penser tout court.

  • PSYYIR le mercredi 18 juin 2014 à 23:19

    Cette question du F., « Faut-il interdire la grève ? », est tellement révélatrice de la distribution des rôles sociaux actuels. On voit bien quelle différence de taille existe, à cette heure, entre un cheminot et journaliste du « Figaro » qui le décrie ! Le cheminot perd des journées de salaire pour le bien de tous et le journaliste du « Figaro » est payé pour défendre l’intérêt de quelques-uns.

  • gyere le mercredi 18 juin 2014 à 22:35

    Petit Sectaire yyir "Ce n'est qu'un début continuons le combat..." est bien un de vos slogan, il n'est pas l'œuvre de ce que vous appelez "médiacrate gavé" ou alors vous vous ètes merveilleusement bien défini!!

  • fbordach le mercredi 18 juin 2014 à 20:50

    Bande d'ongulés!