SNCF-Les syndicats accusent le gouvernement de se renier

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    PARIS, 20 septembre (Reuters) - Les principaux syndicats de 
la SNCF ont accusé mardi le gouvernement de renier ses promesses 
et de mettre en danger l'avenir de la compagnie ferroviaire 
nationale en renonçant à prendre en charge une partie de sa 
dette. 
    Le gouvernement juge désormais une telle hypothèse 
inopportune en raison de la situation des finances publiques, 
contrairement à ce qu'avait laissé entendre le Premier ministre, 
Manuel Valls, en juin, pendant la grève des cheminots, selon un 
rapport remis au Parlement.   
    La CGT accuse l'Etat de se désengager de l'entreprise, au 
risque d'"exacerber la dégradation du service public" et de la 
sécurité sur le réseau ferroviaire français. 
    "La recherche d'économies à réaliser pour financer le 
système ferroviaire va une nouvelle fois se traduire par des 
sacrifices que devront supporter les cheminots et les usagers de 
la SNCF", écrit le premier syndicat de l'entreprise publique. 
    La CFDT, généralement plus conciliante, juge pour sa part 
"déraisonnable" la décision gouvernementale, qui fait, selon 
elle, "courir un risque à moyen terme sur la viabilité du 
système de transport ferroviaire public". 
    Ce syndicat fait valoir que la dette de SNCF Réseau, le 
gestionnaire de l'infrastructure, anciennement Réseau ferré de 
France (RFF), évaluée à 41 milliards d'euros fin juin, est 
"majoritairement une dette publique non amortissable" liée à 
l'aménagement du territoire. 
    Ce problème "reste entier malgré les engagements qui avaient 
été pris lors de la discussion" sur la réforme ferroviaire, 
écrit la CFDT dans un communiqué. 
    Elle demande notamment la création d'une caisse 
d'amortissement et de défaisance de cette dette et la mise en 
place de nouvelles ressources fiscales, notamment par la 
taxation du transport routier. 
    Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa-ferroviaire, 
deuxième syndicat de la SNCF, accuse lui aussi le gouvernement 
de ne pas respecter ses engagements. 
    "A six mois d'une élection présidentielle, il laisse le bébé 
aux suivants. Ça va poser des problèmes pour les 
investissements", a-t-il déclaré à Reuters.    
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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