SNCF : le jour où la CGT a décidé la grève

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SNCF : le jour où la CGT a décidé la grève
SNCF : le jour où la CGT a décidé la grève

Montreuil, Seine-Saint-Denis, au siège de la CGT. Ce 27 mai 2014, entre 150 et 200 responsables régionaux de la fédération des cheminots de la centrale syndicale sont réunis dans un amphithéâtre pour leur traditionnel conseil national. Entre deux congrès, c'est dans cette instance que tout se décide pour les orientations du syndicat dans le ferroviaire. Après deux jours de débats, Gilbert Garrel, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, prend la parole. Silence religieux, puis c'est la standing ovation : la grève nationale reconductible contre la réforme ferroviaire est décidée. « Tout le monde était galvanisé par la manifestation du 22 mai, se souvient un participant. Nous étions 22 000 dans la rue (NDLR : 10 000 selon la police). »

C'est LE tournant. Les orthodoxes, les durs de la CGT-Cheminots, ont finalement gagné. Le premier syndicat de la SNCF retombe dans ses vieux travers : on n'accepte pas une réforme sans avoir établi auparavant un rapport de force.

L'âge d'or du dialogue social

Et pourtant, depuis quelques années, un courant réformiste soufflait sur la CGT-Cheminots. « Ou plutôt un courant responsable, nuance un cégétiste qui souhaite garder l'anonymat. La sociologie des salariés de l'entreprise a changé. Il y a 50 % de cadres maintenant. Nous sommes quelques-uns à penser qu'il faut changer notre discours trop ouvriériste. »

L'évolution est perceptible. Après la grève reconductible de 2010 contre les retraites, les années suivantes se présentent comme l'âge d'or du dialogue social de la SNCF. Selon les chiffres communiqués par la compagnie, le nombre de jours de grève par cheminot est historiquement au plus bas. De 3,9 en 2010, il passe à 0,49 en 2011 et à 0,56 en 2012. Dans le même temps, la compagnie peut se vanter de signer une dizaine d'accords importants sur la rémunération, le logement, l'emploi, la mixité. Là aussi, il s'agit d'un record.

Mais, en 2013, ...

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