SNCF: des usagers mécontents refusent de présenter leur abonnement

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Des passagers abonnés de la ligne Angers-Le Mans-Paris dénoncent une «très nette dégradation du service, pour lequel ils paient très cher», et réclament des dédommagements.

Des abonnés de la ligne SNCF Angers-Le Mans-Paris observent une «grève» de présentation de leurs titres de transport pour protester contre la dégradation du service fourni par le transporteur ferroviaire. «De 160 à 200 abonnés qui effectuent une navette quotidienne sur Paris se regroupent dans les voitures-bars de leurs trains avec des badges «Abonnés en grève» et refusent de présenter leurs titres de transport», a indiqué à l'AFP Pascal Mignot, un porte-parole de ce mouvement, en précisant que les contrôleurs se montraient «très compréhensifs».

«On observe une très nette dégradation du service, pour lequel nous payons très cher, avec des retards à répétition très préjudiciables professionnellement», a-t-il souligné. Ce mouvement, qui n'est pas encore constitué en association, exige également un dédommagement pour les jours de transport perdus lors des grèves de l'automne, et a adressé un «courrier de doléances» à la SNCF. «Nous souhaitons étendre le mouvement mardi aux lignes Lille-Paris, Tours-Paris, Reims-Paris et Lyon-Paris», a indiqué Pascal Mignot. Un rendez-vous avec la direction régionale des Pays de la Loire était prévu vendredi après-midi.

Une pétition comptant plus de 7500 signatures

Parallèlement, une pétition nationale initiée au Mans début janvier par l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer de la région Ouest (Avuc) comptait vendredi «plus de 7500 signataires», selon Willy Colin, un porte-parole. «Cette mobilisation est à la hauteur du mécontentement des usagers, tant du TGV que des TER», précise-t-il. Il estime que l'objectif des 10.000 signatures devrait être rapidement atteint.

Les pétitionnaires, qui dénoncent également la dégradation du service, exigent notamment des compensations pour les retards des TER, le respect des horaires et un gel de la hausse de tarifs. «Les usagers en ont marre d'être des vaches à lait», souligne l'Avuc dans un communiqué. Des employés de la SNCF ont rejoint le mouvement, relève Willy Colin.

Dimanche au «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI» Guillaume Pépy, président du groupe SNCF a annoncé n plan d'urgence pour douze lignes «malades» de la SNCF. Il a notamment cité les liaisons Paris-Amiens, Paris-Tours ou la ligne A du RER. «Sur chaque ligne, on va mettre en place un baromètre public de satisfaction des clients, qui sera mesuré chaque mois», a-t-il affirmé. Le coût total de ce plan est évalué à «plusieurs dizaines de millions d'euros», puisés dans les bénéfices du groupe.

(Avec AFP)

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