Slovaquie-Le parti de Fico en tête des législatives mais en recul

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 (Actualisé avec résultats partiels) 
    BRATISLAVA, 6 mars (Reuters) - Le Premier ministre slovaque 
Robert Fico, en pointe dans le rejet des quotas européens de 
répartition de réfugiés, est en passe de remporter les élections 
législatives de samedi mais devrait perdre sa majorité 
parlementaire. 
    Sur la base des résultats provenant de 10,2% des 
circonscriptions, le Smer, sa formation affiliée au Parti 
socialiste européen, arrive en tête avec 30,9% des voix. 
    Le parti libertarien SaS, dont le rejet du plan de sauvetage 
de la Grèce en 2012 a fait tomber le précédent gouvernement de 
centre droit, arrive en deuxième position avec 13,3% des voix, 
selon un sondage réalisé à la sortie des urnes. 
    Sept autres partis seraient en mesure de décrocher des élus 
au Conseil national, le parlement monocaméral, ce qui pourrait 
compliquer la formation d'une coalition. 
    Âgé de 51 ans, Robert Fico a été aux affaires de 2006 à 
2010, puis y est revenu en mars 2012. Avec plus de 44% des voix, 
son parti avait alors décroché la majorité absolue des sièges, 
ce qui a permis au Smer de gouverner seul, une première depuis 
l'indépendance de la Slovaquie en 1993. 
    Son recul était attendu, mais pas dans une telle proportion: 
les derniers sondages tournaient autour de 35% des voix environ. 
    Le Premier ministre sortant dépeint le multiculturalisme 
comme une "fiction" et refuse les quotas de répartition de 
réfugiés que la Commission européenne recommande pour résoudre 
la crise migratoire. Il est également opposé aux sanctions 
européennes contre la Russie.  
    Même s'ils emploient un langage moins agressif, la plupart 
des partis d'opposition de centre droit partagent avec lui 
l'idée que les musulmans ne peuvent pas s'intégrer dans ce pays 
majoritairement catholique de 5,4 millions d'habitants et 
représentent une menace pour la sécurité nationale.  
    Le recul dans les urnes de Fico, qualifié de populiste par 
ses adversaires, s'explique notamment par la persistance d'un 
taux de chômage élevé, supérieur à 10%, et d'inégalités fortes 
entre les régions, et par les faiblesses des systèmes de santé 
et d'éducation.  
 
 (Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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