Ski: le ski nordique veut faire mieux à Sotchi qu'à Vancouver

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LE SKI NORDIQUE FRANÇAIS ESPÈRE FAIRE MIEUX À SOTCHI QU'À VANCOUVER
LE SKI NORDIQUE FRANÇAIS ESPÈRE FAIRE MIEUX À SOTCHI QU'À VANCOUVER

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Sept médailles aux Jeux olympiques de Vancouver : peut mieux faire. C'est ce qu'espère Nicolas Michaud, le directeur du ski nordique français.

L'objectif est donc clair pour Sotchi, où la Russie accueillera en février 2014, sur les rives de la mer Noire, ses premiers Jeux olympiques d'hiver.

"On parle de 15 médailles pour l'ensemble du ski à Sotchi, le nordique en a eu sept à Vancouver. On peut en faire autant, voire plus car l'objectif est d'en faire aussi en fond", a dit à Reuters Nicolas Michaud, lors de la présentation des équipes de France à Paris le mois dernier.

"On a des 'top athlètes' dans toutes les disciplines et on a des gens derrière. On est encore monté en puissance depuis Vancouver", a-t-il ajouté.

Le patron du ski nordique pourra évidemment compter sur le biathlon, qui a remporté six des sept médailles rapportées du Canada, et sur Jason Lamy-Chappuis, champion olympique, du monde et double vainqueur du classement général de la Coupe du monde de combiné nordique.

Coté biathlon, les vedettes s'appellent Martin Fourcade chez les hommes et Marie-Laure Brunet chez les femmes.

Martin Fourcade, qui avait décroché l'argent à Vancouver et rêve de monter sur la première marche du podium, a obtenu l'an passé à Ruhpolding, en Allemagne, trois titres de champion du monde en sprint, poursuite et mass start.

CHAMPIONNATS DU MONDE AU PROGRAMME

Et son frère aîné Simon, vice-champion du monde en individuel et en relais la saison dernière, ne compte pas être en reste, même s'il manquera le début de la saison en raison d'une opération qu'il doit subir la semaine prochaine.

Il ne faudra pas non plus oublier Vincent Jay, champion olympique de sprint et médaillé de bronze en poursuite au Canada, et qui, malgré les 27 ans qu'il a fêtés le 18 mai dernier, voudra encore être de la partie.

Chez les femmes, Marie-Laure Brunet, vice-championne olympique de relais avec Marie Dorin et médaillée de bronze en poursuite, est le leader naturel de cette équipe et vise cette année une victoire en Coupe du monde.

Idem pour Marie Dorin, en bronze à Vancouver en sprint et qui est elle aussi en quête d'un succès sur le circuit.

En saut, la bonne surprise pourrait venir de la jeune Coline Mattel, tout juste 17 ans, qui a décroché le bronze lors des derniers championnats du monde à Oslo.

Mais avant l'Olympe de Sotchi dans un an et demi, des championnats du monde sont au programme en février 2013 à Val di Fiemme, en Italie, pour le saut et le combiné nordique, à Nove Mesto, en République tchèque pour le biathlon et le ski de fond.

"Cette année, on a deux championnats du monde qui sont des objectifs intermédiaires importants. Pour certains, il y aura des impasses, une gestion différente (d'ici Sotchi)", explique Nicolas Michaud sans détailler le programme des uns et des autres, qui dépendra pour beaucoup des résultats de la saison qui débute ce week-end.

"UNE VUE PLUS GLOBALE"

Les prétentions du ski nordique français sont donc à la hausse et cela a sans doute à voir avec les attributions de Nicolas Michaud.

Le poste de directeur du ski nordique, qui regroupe donc quatre disciplines, a été créé en mai 2011.

Nicolas Michaud en est le premier occupant et on espère de lui la même réussite que celle qu'il a connue en tant que patron du combiné nordique français, avec notamment Lamy-Chappuis, ses titres olympique et mondial et ses deux globes de cristal.

"Il y a en effet eu un changement de fonctionnement. Avant moi, il n'y avait pas de responsable du nordique en général. La façon de fonctionner est plus transversale", dit-il.

"L'ensemble du nordique c'est une équipe de 45 personnes, entraîneurs, techniciens etc. C'est dur et à la fois très intéressant. Il y a une vue plus globale. Cela permet de voir ce qui marche dans certaines disciplines et ce qui est transposable à une autre."

Et c'est peut-être de là que viendra la réussite qui pourrait permettre au biathlon, au combiné, au saut et au ski de fond de se faire connaître davantage du grand public.

"En France, quand on dit ski, c'est l'alpin. Si (Jean-Baptiste) Grange avait le palmarès de Jason (Lamy-Chappuis), ce serait une superstar", souligne Nicolas Michaud.

"On ne pourra jamais rivaliser avec l'alpin, même si cela a beaucoup évolué depuis Vancouver."

Edité par Julien Prétot

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