Ski: Didier Cuche entre dans l'histoire à Kitzbühel

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DIDIER CUCHE ENTRE DANS L'HISTOIRE À KITZBÜHEL
DIDIER CUCHE ENTRE DANS L'HISTOIRE À KITZBÜHEL

KITZBÜHEL, Autriche (Reuters) - Le Suisse Didier Cuche a réalisé samedi une performance inédite dans l'histoire du ski en s'imposant pour la cinquième fois de sa carrière dans la descente mythique de Kitzbühel, en Autriche.

Vainqueur en 1998, en 2008, en 2010 et l'année dernière, le vétéran âgé de 37 ans, qui avait annoncé deux jours plus tôt qu'il prendrait sa retraite à la fin de la saison, a triomphé en 1'13"28 devant les Autrichiens Romed Baumann (1'13"52) et Klaus Kröll (1'13"58).

"C'est digne d'un scénario d'Hollywood. Quand j'ai annoncé que j'allais prendre ma retraite, je n'aurais jamais imaginé une fin aussi heureuse. Cette course est vraiment ma course", a expliqué Didier Cuche, peu après sa victoire.

"Juste avant le départ, je me suis dit: 'C'est ta dernière ici, va la chercher' mais au final, je n'ai pas eu le temps de me laisser submerger par l'émotion et je me suis concentré uniquement sur la course", a ajouté le Suisse, qui connaît la Streif comme sa poche.

Car si l'on ajoute sa victoire en Super-G il y a deux ans sur cette piste mythique, il s'agit là de sa sixième victoire à Kitzbühel, soit presque d'un tiers de son nombre de succès en Coupe du monde (19).

Avant de s'imposer samedi, Didier Cuche partageait le record de victoires en descente sur la Streif avec les Autrichiens Franz Klammer et Karl Schranz, qui ont vu de leurs yeux, en tribune, le Suisse écrire une nouvelle page de l'histoire du ski.

Le seul bémol de cette journée restera peut-être les conditions dans lesquelles la course s'est déroulée.

Le tracé de ce temps fort de la saison de ski, surtout les années comme cette saison 2011-2012 où il n'y a ni Jeux olympiques ni Championnats du monde, a été en effet considérablement raccourci en raison d'une météo difficile.

Au lendemain de l'annulation du Super-G sur cette même piste à cause de la pluie, les organisateurs de la course ont décidé de maintenir l'épreuve malgré le vent, la neige et une pointe de brouillard.

Mais cette décision avait un coût: la terrible Streif était en effet amputée de toute sa première partie, soit l'équivalent d'environ quarante secondes de course.

Manuèle Lang, Olivier Guillemain pour le service français

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