Sixième nuit de violences en Suède malgré les renforts de police

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POURSUITES DES VIOLENCES EN SUÈDE
POURSUITES DES VIOLENCES EN SUÈDE

STOCKHOLM (Reuters) - Les violences se sont poursuivies vendredi soir pour la sixième nuit consécutive dans les banlieues défavorisées de Stockholm, malgré l'envoi de renforts policiers.

Les émeutes ont été déclenchées après la mort ce mois-ci d'un homme de 69 ans tué par la police à Husby, dans la banlieue de Stockholm.

Si la capitale a connu sa nuit la plus calme depuis le début des troubles - deux voitures ont été incendiées - les violences touchent désormais d'autres régions du pays.

A Orebro dans le centre du pays, une vingtaine de jeunes masqués ont mis le feu à trois voitures et à une école et ont tenté d'incendier un commissariat de police, a annoncé la police.

A Sodertalje, à moins d'une heure de la capitale, le feu a pris dans un immeuble vide.

A Kista, dans la banlieue de Stockholm, où se trouvent les sièges sociaux de grandes entreprises comme Ericsson ou Microsoft, les élèves d'une école primaire Montessori ont découvert vendredi que l'intérieur de leur petite école en bois rouge avait été détruit par le feu dans la nuit de jeudi à vendredi.

Kicki Haak, la directrice de l'école, a dit ne pas savoir si elle pourrait rouvrir. Les 94 élèves seront réinstallés lundi dans des salles de classe improvisées dans des immeubles de bureaux du voisinage.

"A court terme, la chose critique est d'assurer le retour à la normale dans ces quartiers", a déclaré à Reuters Erik Ullenhag, le ministre de l'Intégration. "A long terme, nous devons créer une spirale vertueuse dans ces quartiers."

Le Premier ministre Fredrik Reinfeldt a tenu une réunion de crise vendredi.

Au total cette semaine, une centaine de voitures ont été incendiées et des écoles, des bibliothèques et des commissariats ont été vandalisés.

Le taux de chômage est particulièrement élevé dans les zones urbaines où les émeutes ont lieu. Ces quartiers accueillent des demandeurs d'asile en provenance d'Irak, de Somalie, d'Afghanistan ou encore d'Amérique latine.

Selon une étude récente du gouvernement, un tiers des jeunes gens âgés de 16 à 29 ans dans certains des zones les plus défavorisées des grandes villes suédoises ne font pas d'études et n'ont pas non plus de travail.

Ilze Filks et Mia Shanley; Danielle Rouquié pour le service français

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  • cac1000 le samedi 25 mai 2013 à 14:10

    Pire que la nzisme, l'islamisme.