Six Nations: Yannick Nyanga, le repêché du XV de France

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YANNICK NYANGA, REPÊCHÉ DU XV DE FRANCE
YANNICK NYANGA, REPÊCHÉ DU XV DE FRANCE

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - En équipe de France, Yannick Nyanga est un repêché.

Pour la deuxième fois en trois mois, le troisième ligne toulousain a été inclus dans un premier groupe de 33 joueurs puis mis de côté au moment du cut des 23, avant d'être rappelé par le sélectionneur, Philippe Saint-André.

Yannick Nyanga préfère regarder devant.

"C'est derrière moi, ce qui compte c'est ce qu'il va se passer maintenant", a-t-il assuré lundi devant les médias à l'aube d'une semaine qui va mener les Bleus à Twickenham pour leur troisième match du Tournoi des Six Nations, contre l'Angleterre.

Celui qui avait déjà failli ne pas être de la tournée de novembre se veut philosophe : "L'échec n'est pas de ne pas être pris, l'échec c'est d'accepter de ne pas l'être et de baisser les bras.

"Quand tu n'es pas pris, c'est qu'il y a meilleur que toi, c'est tout (...), ça ne sert à rien de se poser mille questions et de ressasser le négatif, non ?".

Nyanga préfère parler de l'Angleterre, équipe contre laquelle il n'a jamais perdu en quatre confrontations.

"Je n'aime pas le dire mais j'espère vraiment que je resterai invaincu", admet-il.

LARMES

Il a conscience de revenir pour le match le plus important du Tournoi et dans un contexte qui n'est pas forcément évident pour le XV de France, battu lors de ses deux premières sorties en Italie et contre le Pays de Galles.

"Tout ne sera pas effacé si on gagne contre l'Angleterre mais on pourra au moins être fiers de nous et se dire qu'on a progressé et su travailler sur ce qui n'allait pas", estime-t-il.

Même s'il n'était pas des deux défaites du Tournoi 2013, Nyanga dresse un premier bilan, "évidemment décevant".

Mais il appelle à la mesure.

"On savait qu'après novembre, le plus dur était à venir et la mission aujourd'hui, c'est de trouver l'équilibre entre ce qui a marché pendant la tournée et ce qui n'a pas fonctionné depuis le début du Six Nations," analyse-t-il.

Il ne l'admettra pas mais Yannick Nyanga fait partie de "ce qui a marché pendant la tournée".

En ne manquant que douze minutes sur les trois test-matches, il a fait figure de joueur indispensable et composé une troisième ligne extrêmement complémentaire avec Louis Picamoles et Fulgence Ouedraogo.

Ses larmes lors de ses retrouvailles avec la Marseillaise, avant le France-Australie, avaient été le symbole de son envie féroce.

"Je suis un émotif et je ne suis heureux que quand je suis sur le terrain", dit-il. Il assure pourtant dans un sourire que samedi, il n'aura "pas besoin de mouchoir".

Edité par Julien Prétot et Gilles Trequesser

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