Six Nations: Wesley Fofana encore énervé par la défaite à Rome

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WESLEY FOFANA ÉNERVÉ PAR LA DÉFAITE DES BLEUS À ROME
WESLEY FOFANA ÉNERVÉ PAR LA DÉFAITE DES BLEUS À ROME

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Wesley Fofana était encore agacé et n'a pas mâché ses mots mercredi quand il a évoqué la défaite du XV de France face à l'Italie, dimanche dernier à Rome.

Confronté aux déclarations de certains joueurs qui ont plaidé que le match perdu 23-18 n'avait pas été si mauvais, le centre de Clermont qui jouait à l'aile coupe : "Ah non, je ne pense pas ça, moi. Je ne pense pas ça du tout".

"Quand pendant 30-40 minutes, tu ne sais pas quoi faire et tu perds le fil, que tu te laisses dominer et que tu as la pression, c'est que ce n'était pas un bon match, c'est tout."

Sur ce qu'il s'est dit dans les vestiaires on n'en saura pas plus. "Ca reste entre nous", tranche-t-il.

Souriant la semaine dernière, Wesley Fofana est un brin tendu, voire agacé. Est-il énervé ?

"Enervé ? Non pourquoi, j'en ai l'air ?", répond-il. Il se détend un peu et s'explique : "Je déteste perdre. On a eu de nombreuses occasions de faire mal à l'adversaire et c'est le contraire qui s'est produit, c'est un match qu'on aurait dû gagner. C'est peut-être pour ça que j'ai l'air énervé."

A 25 ans, Fofana est un garçon électrique, courageux et déterminé. La langue de bois, très peu pour lui, il ne déguise pas ses sensations.

Il continue ainsi de dire que son vrai poste, celui qu'il veut, celui qui lui va, c'est celui de centre et non d'ailier.

A Rome, il a dézoné, quittant son aile pour le centre de nombreuses fois, il assume.

"COFFRE À BALLONS"

"Les matches où je n'ai pas beaucoup de ballons, je n'aime pas ça. Alors je vais bouger, qu'on me le demande ou pas. On ne me l'a pas reproché, c'est aussi parce que je pense que c'est ce qu'on attend de moi", dit-il.

Son ambition de retrouver son poste fétiche est toujours présente. "Je travaille pour", dit-il.

Il lui a été souvent reproché de ne pas faire de passes, d'être ce que certains appellent un "coffre à ballon".

Il a tenté de démentir dimanche, au Stade Olympique de Rome. Juste avant la mi-temps, il perce la défense italienne, il n'a plus qu'à négocier un de ces "un contre un" dont il est maître pour filer dans l'en-but mais il décide de transmettre à Fulgence Ouedraogo.

Sa passe n'est pas bonne, l'action se termine, lui laisse des regrets. "Sur le coup, j'étais en forme, j'aurais pu filer tout droit, je pense même que si j'y avais été, j'aurais marqué l'essai", dit-il.

Patrice Lagisquet, entraîneur des lignes arrières du XV de France, a justifié cette action par le fait que son ailier avait voulu prouver qu'il pouvait et voulait faire des passes.

"Ce n'est pas vrai. Là, ce qu'il dit, c'est faux. Je ne joue pas pour prouver quoi que ce soit ou faire taire les critiques", dément-il.

Lors du Tournoi 2012, Fofana avait marqué un essai par match, sauf face au Pays de Galles, seule rencontre sur les cinq où il avait été titularisé à l'aile et avait laissé le centre à Florian Fritz. Hasard ? Peut-être. Peut-être pas.

Fofana hausse les épaules. Ce genre de statistiques laissent indifférent celui qui assure "ne jamais se prendre la tête et ne pas trop réfléchir".

Edité par Jean-Paul Couret

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