Six Nations: quand les Français font l'éloge des Anglais

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LES FRANÇAIS FONT L'ÉLOGE DES ANGLAIS
LES FRANÇAIS FONT L'ÉLOGE DES ANGLAIS

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Les crunchs ne sont plus ce qu'ils étaient depuis les Azincourt et les Waterloo de Bernard Laporte et Clive Woodward mais les mots volent haut à Marcoussis au début de la semaine du France-Angleterre de samedi dans le Tournoi des Six Nations.

Surprise cependant, aux deux extrêmes de l'échelle de l'expérience, Frédéric Michalak, 30 ans, 61 sélections, et Antonie Claassen, 28 ans, première sélection et passeport sud-africain, ne tarissent pas d'éloges pour les Anglais.

"On va jouer samedi l'une des meilleures équipes actuellement au niveau mondial", dit l'ouvreur qui fut à l'avant-garde de la bataille contre l'Anglais à la Coupe du monde 2003 en Australie.

"On va y aller avec le coeur, défendre nos couleurs et j'espère que ça va sourire pour nous. Gagner serait énorme, la cerise sur le gâteau."

Le troisième ligne sud-africain, qui a pris la place d'Imanol Harinordoquy, grand pourfendeur de "l'arrogance anglaise", ne craint pas de soutenir que le XV d'Angleterre qui s'avance avec deux victoires sur l'Ecosse et l'Irlande est "la meilleure équipe dans le monde en ce moment".

"Depuis novembre, depuis leur victoire contre les Blacks c'est une équipe qui est très bien en place qui met beaucoup d'engagement, qui est très agressive", précise-t-il.

Le pilier Thomas Domingo s'attend aussi à "un gros combat devant avec un pack assez lourd et de l'expérience".

"Dans ce genre de match, le début se joue sur l'agressivité, sur des points de regroupement, sur des mêlées, ce n'est pas toujours le plus beau jeu à voir", dit-il. "Ca va être dur, ca va être engagé."

Le pilier gauche de Clermont se souvient que son premier France-Angleterre avait été "assez dur, assez marquant pour (sa) première à Twickenham" le 15 mars 2009.

"LA PLUS BELLE SCÈNE DE THÉATRE"

"C'était ma deuxième ou ma troisième sélection (la deuxième, NDLR). J'étais remplaçant, en plus j'étais à droite et je n'étais pas forcément à l'aise à ce poste. Ça avait été un match compliqué, on avait pris une trentaine de points, je ne sais pas" (34-10, NDLR), raconte-t-il.

Thomas Domingo lève pourtant un petit coin de voile sur la stratégie que suivront les Français à Twickenham même si elle n'a rien de glorieux.

"Si on arrive un peu à les emmerder sur leurs ballons propres, à leur ralentir les ballons, ça sera un petit peu plus compliqué pour eux pour jouer derrière mais ça va être dur."

A première vue, le troisième ligne Yannick Nyanga, ne semble guère se faire d'illusions même s'il a été épargné pour cause d'absence du cataclysme des défaites contre l'Italie et Galles.

Il juge les Anglais "flamboyants, exceptionnels, très bons dans tout qu'ils ont entrepris, très, très bons en défense depuis leur match de la Nouvelle-Zélande".

"Ils sont très organisés dans tous leurs lancements offensifs avec une vitesse de replacement de la part des avants assez exceptionnelle. Je n'ai pas vu beaucoup de points faibles chez eux, pour ne pas dire pas du tout."

A 29 ans et 28 sélections et malgré une carrière en dents de scie, Nyanga est cependant un combattant chevronné et il a appris que l'occasion fait parfois le larron.

"L'Angleterre, c'est toujours des matches spéciaux (...) On va essayer d'aller chercher quelque chose qu'on n'est pas encore allé chercher", dit-il.

Et puis, pour lui, "France-Angleterre à Twickenham, c'est l'endroit idéal et l'adversaire idéal".

"France-Angleterre À Twickenham", ajoute-t-il. "Il n'y a pas mieux comme scène de théâtre, 80.000 personnes, tout le folklore qu'il y a autour, l'ambiance qu'il peut y avoir dans ce match... Il me tarde."

Edité par Julien Prétot

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