Six Nations: Parra et Trinh-Duc à nouveau réunis à la charnière

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UNE CHARNIÈRE MORGAN PARRA ET FRANÇOIS TRINH-DUC CONTRE L'ÉCOSSE
UNE CHARNIÈRE MORGAN PARRA ET FRANÇOIS TRINH-DUC CONTRE L'ÉCOSSE

par Mathieu Baratas

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Le sélectionneur Philippe Saint-André compte bien s'appuyer sur la complicité de la charnière Morgan Parra-François Trinh-Duc pour mener le jeu du XV de France, dimanche, en Ecosse, dans le Tournoi des Six Nations.

Comme un symbole de leur histoire commune, le demi de mêlée clermontois (37 sélections) et l'ouvreur montpelliérain (36 sélections) reviennent à Murrayfield, théâtre de leur première cape en 2008, honorée par une victoire (27-6).

Les deux internationaux ont bâti une relation profonde au fur et à mesure de leurs 17 matches débutés ensemble et des autres bouts de rencontres disputés sous le maillot bleu.

"On s'entend sur le terrain car on la même vision du jeu et aussi en dehors du terrain. On est assez complices", reconnaît François Trinh-Duc.

Pour la première fois depuis le 18 septembre 2011 et une victoire (46-19) face au Canada en match de poule de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, les deux compères auront l'occasion de retrouver leurs affinités sur le terrain.

"Cela fait un moment qu'on n'a pas joué ensemble en équipe de France et on veut essayer de montrer qu'on a toujours des petits repères et qu'on marche bien ensemble et qu'on est bien associés. Cela passe par les entraînements et la communication même si on se connaît bien. Il faut échanger dans ce nouveau projet", estime François Trinh-Duc.

"PAS EN PORTE-A-FAUX"

Cette entente se traduit aussi bien dans les passes que dans les courses. Les deux hommes savent anticiper le bon geste pour mettre l'autre dans la meilleure des positions sur le terrain.

"On partage des moments ensemble en dehors, que ce soit à Marcoussis ou à l'extérieur. A force de jouer avec lui, je sais ce qu'il aime bien et ce qu'il n'aime pas. Je sais ce qu'il recherche du numéro neuf sur le terrain. François aime bien jouer au ballon et je dois bien les sortir pour lui", explique Morgan Parra.

Pourtant, durant le Mondial, l'ancien sélectionneur des Bleus, Marc Lièvremont, a déstabilisé ce tandem qu'il avait longtemps couvé en mettant en concurrence les deux joueurs au poste d'ouvreur, puis en préférant Parra à Trinh-Duc.

"Je pense qu'au final cela nous a enrichis (...) Morgan jouait et je ne peux pas lui en vouloir. Quand il est passé numéro 10, j'ai essayé de l'encourager et de l'aider s'il avait des questions. En aucun cas, cela nous a mis en porte-à-faux. Je suis content de retrouver ma place", explique François Trinh-Duc.

Concurrents hier, les deux ne conservent aucune rancune, ni esprit de revanche.

"C'est un ami, quelqu'un que j'apprécie en équipe de France même si on a été en position délicate pendant la Coupe du monde. Cela n'a rien enlevé à tout cela. Il y a toujours eu du respect. Aujourd'hui, attaquer avec lui, C'est un plaisir", confie Morgan Parra.

"La Coupe du monde, c'est du passé même si j'en garde un bon souvenir. C'était une aventure énorme humainement et sportivement. Lui il est revanchard sur son poste de numéro 10, moi à la mêlée."

Edité par Olivier Guillemain

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