Six Nations: Murrayfield, de bons souvenirs pour le XV de France

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LE XV DE FRANCE PREND PLAISIR À RETROUVER L'ÉCOSSE
LE XV DE FRANCE PREND PLAISIR À RETROUVER L'ÉCOSSE

par Mathieu Baratas

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - A la seule évocation de Murrayfield, les regards des joueurs du XV de France pétillent de plaisir tant ils compilent davantage de bons que de mauvais souvenirs face à l'Ecosse, qu'ils retrouveront dimanche dans le Tournoi des Six Nations.

Les Bleus ont surtout des souvenirs de victoires puisque 14 des 23 Tricolores présents dimanche se sont imposés au moins une fois à Edimbourg dans le cadre du Tournoi. Mieux, 12 d'entre eux n'y ont jamais perdu.

Deux seulement - le troisième Julien Bonnaire et le talonneur Dimitri Szarzewski - ont participé à la dernière défaite de la France en Ecosse en 2006 (20-16), la seule depuis 2000.

Tous les joueurs sont imprégnés de l'atmosphère si particulière de l'enceinte qui s'anime le jour des rencontres de Tournoi.

"Murrayfield, c'est 'Flowers of Scotland', l'un des plus beaux hymnes au monde. Quand j'étais plus jeune, que je regardais le Tournoi des Cinq Nations, cet hymne me donnait le frisson, et c'est aujourd'hui toujours la même chose", a dit le talonneur Dimitri Szarzewski.

Pour la première fois depuis la rénovation du stade en 1994, Ecosse-France se jouera à guichets fermés avec 67.144 spectateurs, promettant une ambiance appréciée par les acteurs.

"J'aime bien ce stade. C'est là où j'ai enlevé mon casque pour la première fois. C'est un stade qui vibre souvent. Il y a souvent des chants a capella et beaucoup d'enthousiasme. Sur le terrain, on l'entend pendant les hymnes et on entend cette ferveur populaire", se rappelle l'ailier Vincent Clerc, auteur de deux essais lors de la victoire en 2008 (27-6) et présent aussi en 2010 (18-9).

TROIS MINUTES 26 SECONDES

Quatre ans après sa première sélection en Ecosse en 2008, l'ailier Julien Malzieu a des "flashes" de son essai, des tribunes et du terrain très grand.

"Il y a pas mal de souvenirs. J'avais essayé de me concentrer. J'avais été impressionné par cet engouement, par le public et le stade de Murrayfield", a déclaré l'ouvreur François Trinh-Duc qui a, lui aussi, fait son baptême international lors de cette rencontre.

De ses trois victoires en 2002, en 2008 et 2010, la dernière reste particulière pour le centre Aurélien Rougerie. Revenu en sélection après deux ans d'absence, il a effectué un passage éclair sur la pelouse, se blessant en début de rencontre.

"Oui, oui, j'y ai joué. Trois minutes 26, je crois, de mémoire. Ce n'est pas un mauvais souvenir, ça fait mal, c'est tout. Ça ne m'amuse pas parce que derrière, j'ai passé un mois et demi le bras ballant (...) J'étais froid, j'ai voulu y aller trop fort, je me suis jeté et voilà", raconte Rougerie.

"T'apprends aussi de tes erreurs. Au coup d'envoi, je crois que ne referai pas ça", a-t-il souri.

Dimanche, les Bleus ne seront donc ni impressionnés, ni perdus sur une pelouse où ils se sentent bien.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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