Six Nations: Maxime Médard en disgrâce ?

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MAXIME MÉDARD EN POSITION DÉLICATE CHEZ LES BLEUS
MAXIME MÉDARD EN POSITION DÉLICATE CHEZ LES BLEUS

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Maxime Médard a quitté Marcoussis un brin défait en avouant avoir été touché par l'adjectif choisi par un journaliste pour qualifier sa prestation face à l'Angleterre: "insipide".

"Ce n'est pas grave, c'est comme ça. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?", a encore lâché l'ailier-arrière de 27 ans et 37 sélections après avoir appris qu'il serait remplacé par Hugo Bonneval, 23 ans, 0 sélection.

Ce dernier sera sans doute titulaire à une aile pour le match contre l'Italie, dimanche au Stade de France, pendant que Médard sera à la disponibilité de son club, le Stade Toulousain.

Cette décision du sélectionneur pourrait n'être que la sanction provisoire d'une prestation en demi-teinte lors du match pourtant victorieux contre l'Angleterre de samedi dernier ou de son souci de continuer à intégrer de jeunes joueurs.

Mais le choix de Philippe Saint-André pourrait aussi laisser deviner un mal plus profond concernant le trois-quart toulousain qui n'a marqué que deux essais en neuf matches internationaux sous l'ère PSA.

"Je sais que, pour le moment, avec cet encadrement, je n'ai pas encore fait complètement mes preuves", reconnaît Médard.

Toujours considéré comme un titulaire évident chez les Bleus depuis sa première sélection le 8 novembre 2008, Médard a subi un coup d'arrêt le 26 février 2012 lors du match Ecosse-France lorsqu'il s'est blessé aux ligaments croisés du genou.

BAISSE DE RÉGIME

Depuis sa reprise après une longue convalescence le 9 mars 2013 contre l'Irlande, le joueur a connu des hauts et des bas au cours d'une année sombre pour le XV de France qui a subi huit défaites et un nul pour seulement deux victoires.

"En 2012, je me blesse donc je n'ai rien pu prouver individuellement. 2013 a été une année compliquée pour tout le monde en équipe de France", dit-il.

Mais aujourd'hui, c'est individuellement qu'il paie sa baisse de régime.

Patrice Lagisquet, entraîneur adjoint chargé des trois- quarts a déclaré à demi-mot il y a deux semaines qu'il attendait que Médard se propose plus sur le terrain.

"Je sais qu'ils aimeraient que je fasse plus mais ils ont confiance en moi, ça je le sais aussi", dit-il, peut-être pour se rassurer.

La concurrence est là cependant, de plus en plus présente.

Depuis l'été 2012, le Castrais Brice Dulin s'est emparé du poste d'arrière et a relégué Médard à l'aile.

"Bien sûr que j'ai une préférence pour jouer en 15 mais j'ai surtout envie de jouer tout le temps, il y a tellement de gens qui aimeraient être à ma place donc je ne fais pas de caprices", reconnaît le Toulousain.

Pire, Yoann Huget, coéquipier de Médard au Stade Toulousain est l'ailier qui monte et il a été sacré homme du match France-Angleterre après avoir marqué deux essais.

Un autre ailier toulousain, Vincent Clerc, est en train de revenir de blessures et d'autres joueurs, jeunes et brillants, arrivent.

Le Parisien Bonneval est de ceux-là mais il y a aussi le Clermontois Jean-Marcellin Buttin (22 ans, deux sélections) et le Catalan Sofiane Guitoune (24 ans, 2 sélections), pour l'instant blessé.

Edité par Jean-Paul Couret

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