Six Nations: les Français ne veulent pas rater leur entame

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LE XV DE FRANCE NE VEUT PAS RATER L'ENTAME DU MATCH CONTRE L'IRLANDE
LE XV DE FRANCE NE VEUT PAS RATER L'ENTAME DU MATCH CONTRE L'IRLANDE

par Mathieu Baratas

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - De l'analyse de leurs deux premiers matches dans le tournoi des Six Nations, les joueurs du XV de France ont tiré la leçon que rater l'entame des matches est un défaut à proscrire face à l'Irlande dimanche.

Dès le début de la semaine de préparation, l'entraîneur Philippe Saint-André a stigmatisé les dix premières minutes hésitantes sans conséquence face à l'Italie (30-12).

Il a surtout insisté sur l'essai écossais de Stuart Hogg dès la neuvième minute et le débours de 10 points après 26 minutes de jeu sous pression avant de prendre le dessus en seconde période (23-17).

"On a du mal à entrer dans les parties. On a fait un mauvais début contre l'Italie, de nouveau contre l'Ecosse. On va changer quelques choses dans la préparation de match. Il ne faudra pas attendre 20 minutes face à l'Irlande. Si on le fait contre eux, ça ne passera pas au Stade de France", constate Philippe Saint-André.

Ce mal est récurrent chez les Bleus qui ont encaissé un essai après cinq minutes l'an dernier face aux Irlandais, avant de repasser devant au score à la 50e minute pour s'imposer 25-22.

"En Irlande, l'an dernier, c'était la même chose. On avait reçu les troisième ligne lancés comme des frelons pendant 15 minutes. Dimanche, ils vont nous faire une entame identique. L'entame de match sera primordiale", dit le centre Aurélien Rougerie.

Dans ces trois cas, les Bleus ont dépensé beaucoup d'énergie pour revenir au score et s'en sortir.

"On ne s'est pas affolé parce qu'on se fait confiance. Et quelque part, on connaît aussi nos travers. D'ailleurs, il faudra que nos entames (contre l'Italie et l'Ecosse) nous servent de leçon parce que ça ne passera pas à chaque fois", souligne Imanol Harinordoquy.

"MOINS POUSSIF ET PASSIF"

Reste à trouver des explications à ce phénomène : le "manque de concentration" ou de "réactivité", un échauffement à revoir ou encore l'entame de l'adversaire sont les causes les plus citées.

Comme souvent chez les Bleus, les solutions ont fusé toute la semaine dans la bouche des cadres.

"On en a discuté. Le problème est de penser un peu plus à la rencontre lors de la semaine mais sans se mettre trop de pression. Il faut se préparer à un grand combat afin d'être moins poussif et passif", dit Harinordoquy.

"Chacun doit se prendre en charge. Il faut s'imposer et faire une grosse entame pour dire aux Irlandais qu'ils ne vont pas gagner chez nous", complète le troisième ligne Julien Bonnaire.

Après la tête, les joueurs doivent mieux préparer leurs corps à l'intensité des premières minutes de jeu.

"On a un peu changé notre échauffement. On a besoin de se sentir, d'être ensemble plutôt que de s'éparpiller. On aime se retrouver ensemble. Peut-être qu'il faut le restreindre et mettre plus d'intensité ", propose Harinordoquy.

Dès le coup d'envoi, les Bleus entendent donc se mettre en branle le plus vite possible.

"Pour moi, il faut conquérir le ballon dès le coup d'envoi chez eux", dit Rougerie. "Si on récupère la balle, c'est parti."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Benjamin Massot

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