Six Nations: les centres français en admiration devant O'Driscoll

le
0
PROBABLE DERNIER MATCH INTERNATIONAL POUR BRIAN O'DRISCOLL SAMEDI À DUBLIN FACE AUX BLEUS
PROBABLE DERNIER MATCH INTERNATIONAL POUR BRIAN O'DRISCOLL SAMEDI À DUBLIN FACE AUX BLEUS

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Brian O'Driscoll disputera probablement samedi son dernier match international à Dublin, face au XV de France dans le Tournoi des Six Nations, mais à 34 ans, il continue à susciter l'admiration de ses homologues tricolores. Et même l'inquiétude.

Le centre irlandais aux 123 sélections, qui a récemment annoncé du bout des lèvres que ce Tournoi pourrait bien être le dernier, a marqué le rugby mondial et inspiré les centres du XV de France.

"J'ai joué une fois contre lui", s'est souvenu Wesley Fofana qui l'a affronté avec Clermont lors de la demi-finale perdue de Coupe d'Europe la saison dernière contre le Leinster, où évolue "BOD" depuis 1999.

"Il a ce côté animal et la marque des grands joueurs, quand tu le vois arriver sur un ruck ou en zone de plaquage, tu vois tout de suite la différence", a expliqué le Clermontois.

"J'en ai beaucoup parlé avec mon entraîneur en club, Franck Azéma, on se disait que c'était le type de joueur qui sait être impeccable pile au moment où il le faut, on peut dire que c'est un centre de référence."

Brian O'Driscoll, qui joue son treizième Tournoi, a un des plus beaux CV du rugby européen : triple champion d'Europe avec le Leinster, c'est aussi le deuxième joueur irlandais le plus capé de l'histoire de son pays.

Capitaine à 84 reprises depuis 2002, il a largement contribué à la victoire dans le Tournoi en 2009, la seule de l'Irlande depuis que le passage de cinq à six nations.

"C'est un des plus grands centres du rugby mondial de ces dix dernières années, un joueur hors norme comme il y en a peu", a confié le centre du Stade Toulousain Florian Fritz.

"Franchement, quand on voit ce qu'il réalise encore aujourd'hui, il a beau avoir l'âge qu'il a, il est bien meilleur que certains joueurs qui ont dix ans de moins."

"MONSTRE"

Mathieu Bastareaud n'a pas fait figure d'exception et a validé les propos de Florian Fritz.

"L'âge ne veut rien dire et Brian O'Driscoll en est la preuve, c'est un grand monsieur de rugby, j'ai énormément de respect pour lui", a déclaré le Toulonnais.

Et pour preuve, Mathieu Bastareaud est revenu sur le match de "BOD" face aux Gallois, les yeux écarquillés.

"Quand j'ai vu la passe de fou qu'il a fait à Simon Zebo puis l'essai qu'il marque une demi-heure plus tard, j'ai halluciné. A 34 ans, c'est encore et toujours un monstre et ça fait du bien de jouer contre un joueur pareil, on apprend beaucoup."

A l'Aviva Stadium, samedi, les Français s'attendent donc à une fête en l'honneur du capitaine, chéri par ses coéquipiers et les supporters.

"Quand on sait que ce sera sa dernière devant son public avec le maillot irlandais, ça pose tout de suite le décor et l'ambiance qui nous attend", s'est inquiété Maxime Médard.

Son collègue toulousain Florian Fritz a été le seul à oser chercher la faille.

"Il n'y aura pas Gordon d'Arcy à côté de lui, c'est peut-être la seule chose qui pourra l'amoindrir un tout petit peu", a-t-il avancé avant de se raviser, en riant : "Non mais je n'en sais rien en fait, c'est une bête cet O'Driscoll, il n'y a rien d'autre à ajouter."

Malgré l'admiration assumée, les centres français n'ont pas l'intention de faire trop de politesses à leur illustre aîné.

"Ça peut paraître pas très sympathique de notre part mais c'est vrai qu'on va tout faire pour gâcher son au revoir", a conclu Florian Fritz.

Edité par Simon Carraud

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant