Six Nations: les Bleus à l'épreuve du mouvement écossais

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LES BLEUS À L'ÉPREUVE DU MOUVEMENT ÉCOSSAIS DANS LE SIX NATIONS
LES BLEUS À L'ÉPREUVE DU MOUVEMENT ÉCOSSAIS DANS LE SIX NATIONS

par Mathieu Baratas

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Frustré par le report son match contre l'Irlande à la dernière minute, le XV de France est impatient de retrouver dimanche le Tournoi des Six Nations et de se confronter au mouvement perpétuel des Ecossais.

Au-delà de cette confrontation à Murrayfield, le nouveau patron des Bleus Philippe Saint-André attend des réponses sur le degré d'assimilation de son plan de jeu, ainsi que sur les capacités physiques et stratégiques de ses troupes.

Après un premier succès convaincant face à l'Italie (30-12) et en attendant la double réception de l'Irlande et de l'Angleterre, le déplacement en Ecosse constitue un terrain idéal pour se tester.

Les Français assurent avoir appris de leurs errements du passé pour délaisser la posture de l'autosatisfaction née de statistiques très favorables face à l'Ecosse, dont la dernière victoire face aux Bleus remonte à 2006 (20-16).

"Ce qui est important, c'est le match de dimanche, pas ce qu'on a fait. Sur chaque match, c'est une remise en question et un nouveau match. Un match, cela se joue. Ce n'est pas parce qu'on en gagné dix, qu'on va gagner le onzième", prévient le troisième ligne Imanol Harinordoquy.

L'Ecosse se fera fort d'inverser cette série négative. S'il a perdu ses deux premières rencontres du Tournoi face à l'Angleterre à domicile (13-6) et au Pays de Galles (27- 13), le XV du Chardon a accompli des progrès grâce à une génération prometteuse.

Toute la semaine, l'exigeant staff du XV français s'est attelé à préparer son équipe aux longues séquences de jeu que proposera son adversaire écossais.

"CASSER LE JEU ECOSSAIS"

La composition de l'équipe de dimanche n'a guère fait débat que ce soit en comité de sélection ou en conférence de presse.

Le patron des Bleus n'a pas osé changer une équipe qui n'avait pas pu défendre ses chances contre l'Irlande en raison d'un terrain gelé.

Chez les avants, sept mondialistes encadrent le novice deuxième ligne toulousain Yoann Maestri (24 ans, 1 sélection).

Philippe Saint-André s'offre par ailleurs le luxe d'avoir William Servat (45 sélections), Lionel Nallet et Julien Bonnaire, 71 capes chacun, sur son banc pour apporter "puissance" et "expérience" en cours de rencontre.

Une charnière rôdée composée du demi de mêlée Morgan Parra et de l'ouvreur François Trinh-Duc, alignée d'entrée pour la 17e fois en sélection, sera chargée de guider les centres Aurélien Rougerie et Wesley Fofana, et le trio d'arrières Julien Malzieu- Maxime Médard-Vincent Clerc.

De son côté, l'entraîneur anglais de l'Ecosse Andy Robinson n'a pas hésité à lancer un jeune arrière de 19 ans, Stuart Hogg, parmi ses nouveaux fers de lance, Richie Gray en deuxième ligne et le numéro huit David Denton, pour créer l'exploit.

Souvent dominée dans le combat, l'Ecosse demeure fidèle à ses convictions grâce à la mobilité de ses avants et la capacité à multiplier les temps de jeu.

"S'ils pensaient qu'ils jouaient trop, ils joueraient moins. Ils pensent qu'ils sont dans le vrai. Ils arrivent à maturité cette année et c'est une équipe plaisante et agréable à voir jouer", estime l'ailier Vincent Clerc.

L'objectif de XV de France est identifié: "casser" le jeu des Ecossais et imposer son propre rythme. Pour y parvenir, la recette est bien connue.

"Les contrarier sur les rucks pour ne pas les laisser enchaîner et les empêcher de libérer rapidement les ballons. C'est un point sur lequel on va insister dimanche. Être très agressif sur les premiers temps de jeu et leur ralentir les ballons", décrypte Imanol Harinordoquy.

Edité par Olivier Guillemain

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