Six Nations: le XV de France en mode Coupe du monde

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MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Le report du match France-Irlande offre au nouveau staff et aux joueurs du XV de France un confort de travail inédit, avec quatre semaines en vase clos pour préparer les prochaines échéances du Tournoi des Six Nations.

L'équipe de France va jouer une fois par semaine pendant près d'un mois, un rythme comparable à une Coupe du monde.

Les Bleus se déplacent dimanche en Ecosse, avant de recevoir l'Irlande le 4 mars, et l'Angleterre sept jours plus tard au Stade de France. Ils finiront le 17 mars au Pays de Galles.

"Je sens des joueurs qui ont envie d'enchaîner les matches", s'est réjoui mardi le sélectionneur, Philippe Saint-André.

Quelques semaines après son intronisation, lui et ses adjoints sont conscients de la chance de disposer des joueurs dans la continuité, sans les aller-retour avec les clubs.

"En tant que manager, je vais bien mieux connaître le groupe et les joueurs, leur mental et leur personnalité. C'est un point positif", a dit le patron de l'équipe, qui a comparé cette période à une "préparation de Coupe du monde".

Quelques temps après leur épopée rocambolesque de quatre mois qui les a conduits en finale de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande le 23 octobre dernier, les Bleus vont de nouveau vivre quatre semaines en commun.

"Personne n'est sûr de rester quatre semaines", a toutefois nuancé le mondialiste Pascal Papé. "Il ne faut pas se voir trop beau et envisager cela. J'espère qu'on pourra faire un truc ensemble pendant quatre semaines. Cela voudra dire qu'on a des bons résultats", a ajouté le deuxième ligne du Stade français.

Sur les 23 joueurs présents à Marcoussis cette semaine pour préparer le premier déplacement du Tournoi en Ecosse, 16 étaient du Mondial.

Même si les clubs sont pénalisés par l'absence des internationaux, l'équipe de France bénéficie d'une plage intéressante pour travailler ses repères dans le nouveau projet de jeu pensé par le trio Philippe Saint-André-Yannick Bru-Patrice Lagisquet.

"A part la Coupe du monde, il n'y a pas de compétition où l'on passe quatre semaines ensemble", s'est réjoui le centre Aurélien Rougerie. "C'est un peu un luxe pour nous car on va avoir du temps pour essayer de régler des timings et des détails", a poursuivi le Clermontois.

"Ce n'est pas parce qu'on aura bossé un mois ensemble qu'on sera meilleur", a cependant prévenu l'ailier Vincent Clerc.

Mathieu Baratas, édité par Simon Carraud et Gilles Trequesser

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