Six Nations: le duo Parra-Trinh-Duc chasse Machenaud-Michalak

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PARRA ET TRINH-DUC REMPLACENT MACHENAUD-MICHALAK CONTRE L'ANGLETERRE
PARRA ET TRINH-DUC REMPLACENT MACHENAUD-MICHALAK CONTRE L'ANGLETERRE

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Les défaites contre l'Italie et le Pays de Galles ont entraîné le sacrifice de la charnière Maxime Machenaud-Frédéric Michalak au profit de Morgan Parra et François Trinh-Duc pour le "crunch" du Tournoi des Six Nations contre l'Angleterre samedi.

Le changement de stratégie du sélectionneur Philippe Saint-André est drastique avec l'arrivée de sept nouveaux joueurs dans le XV de départ par rapport à la défaite contre Galles, il y a deux semaines, et un changement de position.

"Après deux défaites, il fallait mettre de la concurrence et de la fraîcheur et se préparer à mettre beaucoup de conviction et d'engagement", a-t-il dit.

La charnière Parra-Trinh-Duc a été la plus utilisée pendant l'ère Lièvremont, jusqu'à la dernière Coupe du monde. Le prédécesseur de Philippe Saint-André avait fait appel à eux dès son premier Tournoi en février 2008.

Morgan Parra avait alors 19 ans et François Trinh-Duc 21. Ils étaient devenus la plus jeune charnière du XV de France et comptent aujourd'hui 48 et 46 sélections respectivement.

Philippe Saint-André les avait conservés lors de son premier Tournoi l'an dernier mais la dernière titularisation de François Trinh-Duc date du premier test perdu de la tournée de juin en Argentine.

Morgan Parra, qui était aussi de cette défaite, a débuté le troisième test de novembre contre les Samoa avant de revenir sur le banc au début du Tournoi.

"On a voulu changer la charnière. Michalak a été titulaire les six derniers matches, il est un peu plus en difficulté que d'habitude, mais ce n'est pas une sanction, il nous a fait des matches de qualité en novembre", a déclaré Philippe Saint-André.

"On est sur une logique de préparation de Coupe du monde. Tu ne vas pas à un Mondial avec une seule charnière mais deux."

Dans la ligne de trois-quarts, Vincent Clerc, revenu de blessure, reprend son aile. Son retour entraîne le glissement de Wesley Fofana de l'aile à son poste de prédilection de centre au côté de Mathieu Bastareaud.

"ÊTRE FRANÇAIS"

"Vu le retour de Clerc, on a pu remettre Fofana au centre", a expliqué Philippe Saint-André. "Bastareaud a été, on ne va pas dire une grande satisfaction parce qu'on a perdu, mais un des joueurs qui a gagné ses duels, que ce soit en défense ou en attaque" contre Galles.

"Avec Wesley, ils ont joué en jeunes ensemble, et (Florian) Fritz sur le banc est capable d'amener sa puissance. Sur certains postes on n'a pas beaucoup de solutions mais chez les trois-quarts centre, il y en a plusieurs."

Chez les avants, le pilier gauche Thomas Domingo remplace Yannick Forestier. Le talonneur Dimitri Szarzewski, qui est le joueur le plus capé du groupe avec 68 sélections, cède sa place à Benjamin Kayser (14 sélections).

Yannick Nyanga succède à Fulgence Ouedraogo et formera la troisième ligne avec le n°8 Louis Picamoles et le capitaine Thierry Dusautoir.

"Nyanga va être le leader de la touche. Il va prendre le rôle de Fulgence, être le lien entre les avants et les trois-quarts, être le premier soutien sur les courses longues, avoir plus de mouvement et oser beaucoup plus", a dit Saint-André.

"Dusautoir reste le plaqueur, le joueur qui gratte et conteste, même si on aimerait qu'il y ait beaucoup plus de joueurs qui contestent face aux Anglais. Picamoles apporte de la puissance."

Le sélectionneur a préféré le deuxième ligne Christophe Samson, qui n'a qu'une sélection obtenue lors de la tournée de juin en Argentine, à Jocelino Suta en l'absence prolongée de Pascal Papé, blessé.

"On a voulu agrandir notre alignement car les Anglais ont quatre ou cinq sauteurs et puis on connaît les qualités de déplacement de Samson", a-t-il dit.

L'équipe de France ira à Twickenham avec pour objectif de sauver son Tournoi et couper la route à l'Angleterre, la seule équipe encore en mesure de réussir le Grand Chelem après ses victoires sur l'Ecosse 38-18 à domicile et l'Irlande 12-6 à Dublin.

"On sait que les Anglais sont favoris. Il va falloir être français, courageux, imprévisibles", a déclaré Philippe Saint-André. "Il va falloir être très bon dans les duels, commencer à gagner des duels individuels, le rugby doit passer par là."

Edité par Grégory Blachier

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