Six Nations: le centre bleu au coeur du débat

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LE CENTRE BLEU CONTRE L'ANGLETERRE AU CENTRE DU DÉBAT
LE CENTRE BLEU CONTRE L'ANGLETERRE AU CENTRE DU DÉBAT

par Mathieu Baratas

PARIS (Reuters) - Associés pour la quatrième fois au centre, Aurélien Rougerie et Wesley Fofana ont à coeur de mettre fin dimanche contre l'Angleterre au débat sur le centre dans le Tournoi des Six Nations.

Rougerie a conservé sa place dans le quinze français alors qu'il a raté cinq plaquages -sur quatorze- en Ecosse (23-17) et a vu sa passe interceptée lors du premier essai irlandais (17-17).

"Peur (de ne pas jouer) ? On ne savait pas à quelle sauce on allait être mangé. Mais je n'aurais pas été outré si j'avais été sur le banc. On essaie de s'appliquer et de faire du mieux qu'on peut sur les entraînements pour avoir un rendement supérieur les jours de match", admet Rougerie.

Malgré des discussions au sein du comité de sélection, le patron des Bleus Philippe Saint-André n'a pas fait sauter son "papa des lignes arrières" en raison de son "travail de l'ombre" sur les rucks, en défense et au côté de son coéquipier Fofana.

"Si on a Wesley (Fofana), on a besoin de quelqu'un qui le guide, qui lui parle et qui a de l'expérience. C'est tout le travail de l'ombre que fait Aurélien Rougerie à côté de lui", justifie Philippe Saint-André.

Pour Fofana, le débat a été différent. Auteur de trois essais en trois sélections, il montre certes un talent de finisseur mais moins de passeur avec seulement cinq passes en trois rencontres.

"J'ai des choses à travailler. C'est un autre niveau, une autre dimension, j'essaye de rester concentrer. Il y a des choses qui plaisent à Philippe Saint-André et d'autres que je dois améliorer. Si j'arrive à faire jouer après moi, cela peut être intéressant pour l'équipe de France", reconnait Wesley Fofana.

LA MENACE TUILAGI

Le staff compte s'appuyer sur l'entente, la complémentarité et le vécu de la paire de Clermont pour s'occuper du centre anglais Manu Tuilagi.

"Sur la balance, il est à 114 kg. Il ne faut pas en faire une fixette", dit Rougerie tout en admettant qu'"il est difficile à prendre en un contre un".

"C'est difficile de défendre sur lui", abonde Fofana. "C'est un très bon joueur, très physique et capable de jouer sur ses appuis. En attaque, c'est difficile de l'attaquer. On ne va pas prendre le ballon et lui péter dedans. Cela serait suicidaire."

En attaque, "il y a moyen de le jouer et de le travailler. S'il y a trou et Tuilagi, je viens quand même", sourit Fofana.

Ni Rougerie, ni Fofana ne comptent subir face au jeune phénomène anglais d'origine des Samoa.

"Bon, de là à faire un plaquage offensif sur un mec de 114 kg, ça pique un peu. Ce qu'il faut, c'est l'arrêter sur ses courses rentrantes. Il faut essayer de bien anticiper ses venues, être bien placé et ne pas voler en éclat", explique Rougerie.

"En Coupe d'Europe, quand on a joué contre Leicester, ça s'était bien passé contre lui et je ne vois pas de raisons pour lesquelles ça se passerait mal dimanche", conclut-il.

Edité par Pascal Liétout

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