Six Nations: Lagisquet en quête de réponses pour le XV de France

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par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Patrice Lagisquet, entraîneur des arrières du XV de France, reconnaît ne pas comprendre le manque de résultats du Pays de Galles, adversaire de samedi dans le Tournoi des Six Nations, et concède avoir des doutes sur sa propre équipe.

"J'espère que cette rencontre apportera des réponses aux questions qui ont surgi après l'Italie", et la défaite 23-18 de Rome dimanche dernier, a-t-il dit vendredi aux médias.

"Ce qui est casse-pieds, c'est qu'on perd le match sur deux actions qui nous sont favorables", précise-t-il.

"On a recommencé à faire des cadeaux, je pensais qu'on avait arrêté depuis la tournée en Argentine. J'ai le sentiment qu'on a été battu par nous-mêmes dimanche dernier."

Le XV de France se retrouve ainsi avec une obligation de rachat et il ne sera pas le seul samedi au Stade de France car le Pays de Galles a encaissé sa huitième défaite consécutive la semaine dernière face aux Irlandais (30-22).

"Les défaites, les périodes de vide, ça arrive mais je suis surtout surpris par la manière. Parfois, une équipe peut perdre le fil mais là, leur jeu est presque aussi bon que celui du Grand Chelem l'an dernier, ils ont quasiment les mêmes joueurs, je n'ai pas le sentiment qu'ils fassent de mauvais matches", s'étonne Patrice Lagisquet.

Pour preuve, sur leurs huit défaites, les Gallois perdent par huit points d'écart en moyenne, le 33-10 encaissé face à la Nouvelle-Zélande pesant lourd dans la balance.

"On sait que la chance tourne", a prévenu Lagisquet avant d'ajouter : "J'espère qu'elle ne va pas tourner pour eux samedi."

La dernière équipe à avoir été battue par le Pays de Galles n'est autre que le XV de France lors du Tournoi 2012.

DES AILIERS MULTITÂCHES

Pour éviter une nouvelle déconvenue, Patrice Lagisquet a dû gérer ses arrières avec tact.

Entre Yoann Huget, habituellement ailier mais titulaire à l'arrière, et Wesley Fofana, aligné à l'aile alors qu'il est centre, il doit composer avec les petites contrariétés des uns et les difficultés d'adaptation des autres.

Le seul changement entre l'Italie et le Pays de Galles le concerne puisque Florian Fritz a laissé sa place à Mathieu Bastareaud, officiellement pour contrer la défense inversée galloise, qui inquiète les Français.

"La puissance de Mathieu est un plus indispensable mais on avait justifié la titularisation de Florian Fritz de la même façon l'année dernière", reconnaît-il.

La seule chose certaine est que les ailiers auront le droit de dézoner à volonté et d'aller attaquer la ligne et le centre.

"En ce qui concerne les trois-quarts, il y a pas mal de variations et on va leur demander de s'investir dans toutes les zones du terrain. D'ailleurs, c'est en le faisant que Benjamin Fall a marqué son essai la semaine dernière", explique Lagisquet.

Le roi du dézonage s'appelle Wesley Fofana, qui traverse une phase délicate.

"Vous lui avez tellement parlé du centre et des passes qu'il n'a pas jouées naturellement dimanche dernier, il a eu envie de démontrer à tout le monde que c'était un passeur", regrette le coach.

Son travail de la semaine quasiment terminé, Patrice Lagisquet croise les doigts.

"Je ne suis jamais confiant avant un match", dit-il. "J'envisage tous les scenarii possibles mais je me rassure en me disant que le XV de France est une équipe à réactions."

Edité par Jean-Paul Couret et Julien Prétot

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