Six Nations: la France préparée au défi italien en mêlée

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MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - La clé du match de dimanche qui opposera le XV de France à l'Italie reste, de l'avis général, la mêlée, où un gros combat attend les avants.

"Avec l'Angleterre, la mêlée italienne est une des meilleures d'Europe. Ils n'en jouent aucune de façon neutre, là dessus, ils sont redoutables", a prévenu Benjamin Kayser.

Yannick Forestier confirme qu'elle est "à craindre" et Vincent Debaty assure que ce n'est "pas un cadeau".

Parmi les noms des avants italiens, il y a quelques pointures. Le Racingman Andreo Lo Cicero, "le bon client", selon Debaty, Lorenzo Cittadini, "un très beau poulet" comme le décrit Kayser mais surtout Martin Castrogiovanni, pilier du Leicester.

"C'est le parfait symbole de cette mêlée italienne", assure Kayser en ajoutant : "A chaque fois, il met une pression et une agressivité énormes, c'est impressionnant."

Lors des entraînements vidéos, Debaty l'avoue, "Castro" a été très observé, analysé, détaillé, pour trouver le moyen de "réussir à le coincer car c'est la poutre de ce pack et qu'il est très dur à man?uvrer".

Mercredi matin, les avants ont donc eu droit à une compilation vidéo de toutes les mêlées italiennes effectuées lors de la tournée d'automne, en particulier le match face aux All Blacks où ils ont "su mettre les champions du monde en difficulté", a constaté Kayser.

Pour le Clermontois, la conclusion est simple : "En novembre, ils ont été pénalisés plusieurs fois sur l'anticipation. On ne va pas pouvoir jouer dessus, c'est trop dangereux mais il faudra doser, les fixer et les fatiguer."

Préféré au Perpignanais Guilhem Guirado, Benjamin Kayser aura l'occasion de s'affirmer un peu plus chez les Bleus après une tournée d'automne réussie.

"Je suis très heureux et très fier d'être là. Ces derniers mois, j'ai beaucoup travaillé et je sais que Yannick Bru est content de ma défense", dit-il.

"Mais je ne dois pas me contenter de plaquer, je dois faire avancer mon équipe avec un double travail, j'en ai déjà discuté avec Vern Cotter."

Le pilier clermontois sait qu'il doit se relever plus vite après un plaquage par exemple, être plus propre et agressif. Kayser le comprend bien. "Ca va être la guerre", prévient-il.

Cécile Grès, édité par Julien Prétot

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