Six Nations: la France prend une froide revanche contre l'Italie

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LA FRANCE DÉBUTE PAR UN SUCCÈS SUR L'ITALIE
LA FRANCE DÉBUTE PAR UN SUCCÈS SUR L'ITALIE

par Mathieu Baratas

PARIS (Reuters) - Le XV de France a affiché beaucoup de solidité et de réalisme pour son entrée dans le Tournoi des Six Nations où il a dominé l'Italie (30-12) samedi à domicile, dans un match qui avait un goût de revanche.

Trois mois après leur défaite en finale de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande à l'Eden Park d'Auckland, les Bleus abordaient cette rencontre en position de favoris mais souhaitaient surtout laver l'affront de l'an dernier, lorsqu'ils s'étaient inclinés à Rome, face à ces mêmes Italiens (22-21).

"Je suis satisfait de cette victoire. Si on pense au dernier Tournoi, on est très content d'avoir pris notre revanche", a dit le capitaine Thierry Dusautoir en conférence d'après match.

Comme ses prédécesseurs en 1995, en 2000 et en 2008, le nouveau sélectionneur Philippe Saint-André, qui a succédé le 1er décembre à Marc Lièvremont, commence donc son mandat par une victoire.

"C'est une première victoire. Le verre est à moitié vide ou à moitié plein. A moitié plein, on a marqué quatre essais, on est bien discipliné et on ne prend pas d'essai. A moitié vide, on a manqué d'agressivité au début de match défensivement ou sur les nettoyages, on n'a pas eu une conquête performante", a dit Philippe Saint-André.

"Ce qui est bien, c'est que l'on gagne. On sait, et on en est conscient, qu'il faudra encore progresser et montrer un autre niveau contre l'Irlande la semaine prochaine", a ajouté l'ancien entraîneur de Sale et de Toulon.

Avec une équipe à forte coloration mondialiste - 12 joueurs sur 15 -, sûre de ses forces, portée par Julien Malzieu très présent à l'aile, une mêlée dominatrice, une défense hermétique et des lignes arrières rapides et véloces, la France s'est montrée supérieure.

Elle s'est imposée par quatre essais d'Aurélien Rougerie, de Julien Malzieu, de Vincent Clerc et de Wesley Fofana, et grâce à deux transformations de Dimitri Yachvili, également auteur de deux pénalités.

L'Italie a bien résisté jusqu'à la 50e minute par deux pénalités de Kristopher Burton, également auteur d'un drop, et une pénalité de Tobias Botes.

LE SLALOM DE MALZIEU

Par une glaciale après-midi de février, les séquences longues ont été italiennes tandis que le premier essai a été français, à la suite d'une charge de Louis Picamoles, plusieurs temps de jeu et une ultime percée d'Aurélien Rougerie (21e).

Les Italiens ont monopolisé le ballon pendant les quarante premières minutes sans mettre en danger une défense tricolore organisée et dense.

A l'inverse, les Français ont fait preuve d'un réalisme redoutable pour marquer à chaque fois qu'ils sont venus dans le camp italien.

"A chaque fois que les Français ont eu le ballon, ils ont marqué. Nous, non", a résumé le capitaine italien Sergio Parisse.

Attendus en mêlée, l'un des points forts des Italiens, les Français ont souvent pris l'avantage dans ce secteur de jeu et ce malgré la présence du pilier quasi-débutant au niveau international Vincent Debaty, à gauche.

"La mêlée a été irrégulière. Elle a été très bonne par moments et moyenne dans d'autres mais elle n'a pas été en difficulté", a constaté Philippe Saint-André.

C'est d'ailleurs à la suite d'une mêlée italienne gagnée à la poussée par les Français que Picamoles a décalé Malzieu, qui s'est alors lancé dans une course folle de 60 mètres, a raffuté trois Italiens et en a crocheté un autre pour le deuxième essai (35e).

Sur une énième récupération, Clerc a ensuite hérité d'un ballon d'abord tapé au pied par-dessus la défense par Trinh-Duc, puis prolongé en deux temps par le pied de l'ouvreur français et le genou de Rougerie (54e).

Pas encore à l'aise dans les nouveaux systèmes offensifs préparés par le nouveau staff, les Français se sont illustrés sur un jeu simple et direct à l'image de l'essai en force de Fofana (73e), pour sa première sélection, après plusieurs mauls et rucks des avants.

"Je veux apprécier ce moment et cette victoire. Je veux remercier les joueurs. Il y a eu énormément de concentration et d'application toute semaine. Il faut avoir le sourire", a conclu Philippe Saint-André.

Edité par Olivier Guillemain

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