Six Nations: la France confirme son renouveau contre l'Italie

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VICTOIRE DES BLEUS CONTRE LE XV ITALIEN
VICTOIRE DES BLEUS CONTRE LE XV ITALIEN

par Jean-Paul Couret

SAINT-DENIS (Reuters) - Le XV de France a confirmé son renouveau et lavé l'affront de deux défaites d'affilée à Rome en battant l'Italie 30-10 grâce à dix minutes ébouriffantes en deuxième période, dimanche à Saint-Denis, dans le Tournoi des Six Nations.

Autant le 'crunch' avec les Anglais avait été de qualité et de grande intensité et indécis jusqu'au dernier essai marqué à deux minutes de la fin par la France pour s'imposer 26-24, autant la première mi-temps contre l'Italie a été insipide.

"Ça a été difficile en première mi-temps", a reconnu le capitaine Pascal Papé. "On a su garder l'état d'esprit de la semaine dernière. C'est bien, parce que ça nous fait deux victoires d'affilée et ça ne nous était pas arrivé depuis longtemps."

Par une après-midi de février parfaite pour jouer au rugby, temps sec et sans vent, lumière du jour, pelouse souple, le début de match sans âme des Français n'a été ponctué dans le premier quart d'heure que par deux pénalités ratées de Jean-Marc Doussain et un drop avorté de Jules Plisson.

Le premier joli geste est venu à la 16e minute. Plisson a décoché un coup de pied de déplacement qui a frôlé le drapeau de coin droit. Une touche a suivi, mal négociée par les Italiens, puis une mêlée à cinq mètres avec introduction France. L'affaire s'est terminée par une pénalité pour l'Italie, un coup de pied en touche raté et une charge aveugle et vaine de Bastareaud.

Il a fallu une pénalité de Doussain devant les poteaux pour que la France ouvre le score juste avant la demi-heure de jeu mais l'ouvreur italien Tommaso Allan a égalisé dans la minute et a raté trois minutes plus tard l'occasion de prendre le score.

Une percée, enfin, de Brice Dulin et Jules Plisson a au contraire permis à Doussain de porter la marque à 6-3 pour la France puis à 9-3 sur son troisième but.

Sans rancune, le public a déclenché sa première ébauche de 'ola'. Ainsi est venue la mi-temps.

PREMIER ESSAI POUR BONNEVAL

On ne sait pas si Philippe Saint-André a piqué une colère, comme Bernard Laporte en son temps lors d'un autre pénible France-Italie, mais toujours est-il que le pack français est revenu avec une vigueur nouvelle qui lui a permis d'enfoncer la mêlée italienne.

Louis Picamoles a fait jouer sa puissance pour s'arracher jusqu'à la ligne de but et marquer le premier essai trois minutes plus tard. Surprise, Doussain a retrouvé sa précision et a transformé du bord de la touche.

A 16-3, le match était débloqué. Wesley Fofana l'a confirmé deux minutes plus tard en marquant un second essai grâce à un débordement de 30 mètres le long de la ligne de touche.

Doussain a retransformé du bord de la touche, côté gauche cette fois. A 23-3, l'affront des deux défaites à Rome en 2011 er 2013 était lavé.

La Marseillaise pouvait retentir dans le Stade de France.

Le reste n'allait plus être que la célébration des relevailles du XV de France.

Ce fut le cas sur l'essai vif et lumineux comme un éclair marqué par le petit nouveau de la bande, Hugo Bonneval, ailier de 23 ans, après une interception et une course de 60 mètres de Wesley Fofana et un dernier relais et une dernière passe de pure classe de Yoann Huget.

Avec trois essais et trois transformations en moins de dix minutes, la barre des 30 points était atteinte et le match n'avait pas dépassé l'heure de jeu.

Les vingt dernières minutes se sont consumées en remplacements, dont celui de Pascal Pape par Yannick Nyanga comme capitaine et par Sebastien Vahaamahina en deuxième ligne.

Par des chicaneries aussi, avec un carton jaune pour Vahaamahina, et deux rouges pour le pilier français Rabah Slimani et le pilier italien Michele Rizzo.

La France a alors joué à 13, l'Italie à 14 mais cela aussi est resté anecdotique même si l'Italie en a profité pour retrouver un peu d'honneur sur un essai de Romasso Iannone transformé par Luciano Orquera à trois minutes de la fin.

La France jouera son prochain match le vendredi 21 février au Pays de Galles, qui a été battu 26-3 en Irlande samedi.

Le 22, l'Italie recevra l'Ecosse également défaite samedi par l'Angleterre 20-0 à Murrayfield. Anglais et Irlandais s'affronteront aussi le 22 à Twickenham.

Jean-Paul Couret

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