Six Nations: la belle osmose du XV de France

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DIMITRI YACHVILI LOUE LA GRANDE AMITIÉ QUI LIE LES JOUEURS DU XV DE FRANCE
DIMITRI YACHVILI LOUE LA GRANDE AMITIÉ QUI LIE LES JOUEURS DU XV DE FRANCE

par Mathieu Baratas

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Trois mois après leur odyssée rocambolesque en Nouvelle-Zélande qui les a menés jusqu'en finale, les Mondialistes puisent dans leur vécu et leurs liens d'amitié une force supplémentaire pour mieux préparer le Tournoi des Six Nations.

De l'extérieur, les dix-sept vice-champions du monde sélectionnés pour affronter l'Italie, samedi au Stade de France, respirent une confiance et une force collective qui a surpris le staff et les joueurs absents de l'aventure.

"Ils ont vécu des choses difficiles et des super moments aussi. Je ne dirais pas qu'il y a les mondialistes d'un côté et les autres mais tu sens des liens tissés entre eux. Ils sont un peu plus liés que lorsque je les ai quittés. Il y a un petit quelque chose qui les a resserrés", note l'ailier Julien Malzieu, absent en Nouvelle-Zélande.

Les entraîneurs adjoints Patrice Lagisquet et Yannick Bru se sont déclarés impressionnés par l'épaisseur qu'avait prise le XV de France depuis la Coupe du monde aux yeux des joueurs qu'ils côtoient en club, respectivement à Biarritz et Toulouse.

"Il y a un vécu, c'est certain. Déjà, une grande amitié qui s'est créée, des repères et des automatismes qui reviennent forcément plus vite à l'approche de ce Tournoi. Maintenant, il faut que ça se répercute samedi sur le terrain", fait remarquer demi de mêlée mondialiste Dimitri Yachvili.

"Mais ce qui est sûr, c'est que la solidarité et l'état d'esprit présents cette semaine nous incitent à penser que ça devrait bien se passer ce week-end", ajoute-t-il.

"CONTINUER COMME EN NOUVELLE-ZÉLANDE"

Rare pour une sélection qui se retrouve seulement quelques semaines par an, un esprit de club anime désormais l'équipe de France. Il s'exprime en dehors et sur le pré. Les joueurs ont cultivé des automatismes collectifs qui leur permettent de trouver une cohésion.

"Le groupe a créé des liens forts. Il y a une relation particulière entre nous. C'est un plaisir d'être là. On a vécu quatre mois ensemble comme une équipe de club et nous étions en vase clos", explique le talonneur mondialiste William Servat.

Autour des leaders, Thierry Dusautoir, Julien Bonnaire, Lionel Nallet ou Aurélien Rougerie, les joueurs partagent la même vision du jeu basée sur les fondamentaux - conquête et défense - et sur l'état d'esprit - combat et agressivité.

"Il faut continuer sur ce qu'on a fait à la fin de la Coupe du monde. Cette dynamique, elle va venir toute seule parce que (en Nouvelle-Zélande), on a joué avec notre cour, à notre juste niveau, on a été très agressifs et on avait envie de jouer ensemble. Donc je pense qu'on peut réunir tout ça assez facilement", dit Yachvili.

Le nouveau sélectionneur Philippe Sain-André compte bien s'appuyer sur ce socle pour compenser le manque de jours de préparation avant la première levée face à l'Italie samedi au Stade de France.

"On n'est jamais assurés de rien ; ça reste un match de rugby face à une équipe d'Italie qui est une très bonne équipe. On est conscients de tout cela, comme on est conscients du coeur qu'il faudra y mettre", tempère Dimitri Yachvili.

Edité par Pascal Liétout

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