Six Nations: il faut qu'on soit têtu, explique Louis Picamoles

le
0

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Louis Picamoles n'a que faire de l'identité des adversaires du XV de France, même à trois jours d'un "crunch" en Angleterre car le troisième ligne ne se soucie que d'une équipe, la sienne, et s'agace de la voir mise si bas après avoir été portée si haut.

Battue deux fois, en Italie puis face aux Pays de Galles, l'équipe de France aborde ce match particulier avec le devoir de se racheter.

"Oui, quelque part, c'est toujours un match avec une saveur particulière, mais nous on axe le travail sur nous", a dit le Toulousain aux médias, mercredi au Centre national du rugby de Marcoussis.

"Ce qui marche le moins bien pour l'instant, c'est nous. "La motivation ne se décuple pas parce qu'on va jouer le 'crunch'."

Que ce soit les Anglais, les Irlandais ou les Ecossais, peu importe donc le nom de l'opposition pourvu que le XV de France fasse mieux que ses deux dernières sorties à Rome puis au Stade de France face à des Gallois qui restaient sur huit défaites.

S'il avoue qu'il y a "de la colère" après deux premières prestations décevantes, Picamoles assure que l'état d'esprit des Bleus oscille toujours entre "enthousiasme et envie" de convaincre, de progresser et de gagner.

"Il faut qu'on soit têtu collectivement, ça va finir par venir. C'est quand même compliqué d'avoir un style de jeu si on n'insiste pas un peu", dit-il.

Le solide troisième ligne aux 33 sélections se refuse toutefois à jouer de son statut de titulaire incontesté pour donner des leçons au reste de la troupe.

"Je ne vais pas commencer à expliquer aux mecs comment jouer. La responsabilité est partagée, on ne va pas aller chercher des excuses en s'accusant les uns les autres", tranche-t-il.

Surtout, Louis Picamoles s'agace de lire et d'entendre que l'équipe de France est en perte de vitesse et que les changements apportés par le manager Philippe Saint-André - cinq dans le groupe de 23 -, étaient nécessaires.

"Après la tournée, tout le monde a dit de nous qu'on était la meilleure nation du monde et aujourd'hui on nous voit prendre la cuillère de bois. On ne va pas commencer à tout remettre en question, il reste trois matches", lance-t-il.

"Vous voyez, je prends l'exemple des Anglais : pendant leur tournée d'automne, ils ont perdu deux matches sur quatre, tout le monde s'est mis à dire qu'ils étaient à bout de souffle et maintenant on les décrète meilleurs d'Europe."

Or Picamoles l'assure : "non", il n'a pas peur de l'Angleterre.

Edité par Gregory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant