Six Nations: François Trinh-Duc "repart de zéro" chez les Bleus

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FRANÇOIS TRINH-DUC FAIT TABLE RASE DU PASSÉ AVEC LE XV DE FRANCE
FRANÇOIS TRINH-DUC FAIT TABLE RASE DU PASSÉ AVEC LE XV DE FRANCE

par Mathieu Baratas

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Chouchou de l'ère Lièvremont avant d'être mis à l'index pendant la Coupe du monde, l'ouvreur François Trinh-Duc fait table rase du passé pour bien démarrer la nouvelle aventure du XV de France de Philippe Saint-André, samedi, face à l'Italie.

Malgré ses 35 sélections, ses quatre Tournois des Six Nations dont un Grand Chelem en 2010, et une Coupe du monde à son actif, Trinh-Duc refuse de revendiquer un quelconque statut en équipe de France.

"Je suis content et soulagé d'être titulaire. Tout repart de zéro. Il faut tout reprouver", a dit François Trinh-Duc en conférence de presse mercredi avant de fixer ses objectifs.

"Avec l'équipe de France, gagner le Tournoi et faire le Grand Chelem, et, personnellement, retrouver une place de titulaire et m'inscrire dans la durée. Je ne me sens pas dans la peau d'un titulaire. Cela peut aller vite dans les deux sens."

Remplacé à son poste par un demi de mêlée, Morgan Parra, pendant la Coupe du monde, le joueur de 25 ans a montré un état d'esprit exceptionnel lors de ses entrées en quart de finale contre l'Angleterre (19-16) et en finale contre la Nouvelle-Zélande (7-8), forçant l'admiration de ses coéquipiers et du futur sélectionneur.

"Le temps a vite passé (depuis la Coupe du monde) et j'ai tout oublié. J'ai fait table rase. A titre personnel, je suis sorti grandi de cette Coupe du monde mais je ne peux pas en dire plus", lâche-t-il.

"J'ai forcément douté (de ne plus être titulaire). J'ai essayé ensuite de me reprendre et de jouer au rugby. Je me disais que j'avais la chance de jouer une Coupe du monde et une finale. Je voulais profiter du moment présent et ne pas avoir de regret", avoue-t-il encore.

"TOUJOURS UNE ÉTIQUETTE"

Au sortir de l'épisode néo-zélandais, le joueur s'est reconstruit un moral et a retrouvé son rugby dans le prolongement d'une finale de haut niveau.

"J'avais perdu un peu confiance en moi. Le retour à Montpellier avec la famille, les proches et les joueurs a été bénéfique. On a fait un bon match contre le Leinster en Coupe d'Europe (16-16), on a commencé à gagner des matches et la confiance est revenue."

Sa dernière sortie contre le Stade Français (38-6) a été aboutie, aussi bien en attaque que dans le jeu au pied. Catalogué depuis ses débuts comme un ouvreur sans jeu au pied, le Montpelliérain a fait la preuve de ses progrès dans ce domaine.

"J'aurai toujours cette étiquette", dit-il avec un air résigné. "De mon côté, je travaille mon jeu au pied pour être efficace et performant. J'essaye de faire avancer l'équipe et de la faire gagner. Chacun a une étiquette", dit Trinh-Duc en faisant allusion à Lionel Beauxis et à son jeu au pied.

"Il faudrait faire une fusion pour avoir le joueur idéal", ajoute-t-il.

Samedi, face à l'Italie, il sera le dépositaire du système offensif pensé par le nouveau staff tricolore, un système proche du jeu de vagues de Montpellier, ce qui explique son adaptation rapide au discours de Saint-André. Il recomposera avec Dimitri Yachvili la charnière battue en finale du mondial. En espérant plus de réussite.

édité par Pascal Liétout

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