Six Nations: France-Galles avec un air de Pilou Pilou

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UN XV DE FRANCE TOULONNAIS SAMEDI CONTRE LE PAYS DE GALLES
UN XV DE FRANCE TOULONNAIS SAMEDI CONTRE LE PAYS DE GALLES

par Jean-Paul Couret

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Avec les anciens Aubin Hueber et Eric Champ pour remettre les maillots, le deuxième ligne Jocelino Suta à la place de Pascal Papé et le trio d'attaque Michalak-Mermoz-Bastareaud, le XV de France sera très toulonnais samedi contre le Pays de Galles.

De là à ce que le Pilou-Pilou, l'hymne du Stade Mayol, retentisse au Stade de France à 18h00 il y a un pas que Maxime Mermoz a refusé de franchir.

"Ca ne fait pas partie des traditions du XV de France. Il faut laisser cette tradition à Toulon", a-t-il dit tout en jugeant qu'il faudra être "habité d'une aura de guerriers" comme ceux qui "descendent des montagnes vers la mer" dans le chant de guerre des supporters de Toulon.

Mathieu Bastareaud est resté au secret de la résidence de Marcoussis après l'annonce de sa titularisation au détriment de Florian Fritz.

Peut-être l'encadrement de l'équipe voulait-il le protéger des médias même s'il semble avoir trouvé une sérénité qui était loin d'être la sienne lorsque la fausse agression d'Auckland a interrompu sa carrière internationale en 2009, malgré un bref retour en 2010.

Ce sont donc Frédéric Michalak et Maxime Mermoz qui ont été chargés d'analyser le fait marquant de la sélection, le retour de leur coéquipier toulonnais sous le n°13.

"C'est logique d'utiliser un élément comme lui, tout ce qu'il peut apporter à une équipe aujourd'hui. Il a progressé sur un peu tous les aspects et on voit qu'en un contre un il ne perd jamais. C'est une arme quand on l'a avec nous", a déclaré Maxime Mermoz.

"UN GARÇON QUI GRANDIT"

"On est assez content d'avoir ce genre de joueur quand on est n°10. Les Gallois ont des joueurs équivalents au centre, très costauds, très physiques qui vont essayer de venir me défier dans ma zone", a estimé Frédéric Michalak.

"C'est aussi ce genre de choses qu'on aime faire quand on a Mathieu à côté."

L'ouvreur et le centre ont été interrogés sur les raisons du retour réussi de Mathieu Bastareaud après avoir connu une traversée du désert, un peu comme Michalak de la Coupe du monde 2007 à la Tournée de juin dernier en Argentine, et, à un degré moindre, de Mermoz en 2010.

"C'est un garçon qui grandit, qui mûrit et qui s'est relevé de beaucoup de choses qui ont été dites contre lui notamment par vous (les journalistes)", a répondu Michalak.

Pour Mermoz, Bastareaud, à son arrivée sur le devant de la scène en 2009 à l'âge de 21 ans, "était un peu gamin dans sa tête".

"Il ne prenait peut-être pas conscience des exigences de la vie et des relations entre les êtres humains. Ça, on l'apprend en grandissant et, aujourd'hui, il se sent beaucoup plus épanoui parce qu'il est beaucoup plus souvent ouvert à l'extérieur", a-t-il dit.

"Il y a du monde autour de lui qui l'a aidé à faire ce travail aussi bien sur le plan sportif qu'humain. Vous le voyez différent même en dehors du terrain, parce qu'il a changé", a poursuivi Maxime Mermoz.

"On a tous connu des hauts et des bas et on sait maintenant que rien n'est dû et qu'il faut toujours se battre, ne jamais rien lâcher. On sait très bien que tout peut basculer d'une semaine à l'autre mais qu'on doit garder notre façon d'être."

Edité par Simon Carraud

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