Six Nations: dégel à Marcoussis

le
0
RETOUR À LA NORMALE POUR LE XV DE FRANCE À MARCOUSSIS
RETOUR À LA NORMALE POUR LE XV DE FRANCE À MARCOUSSIS

par Cécile Grès

MARCOUSSIS, Essonne (Reuters) - Le retour à la normale se poursuit à Marcoussis où l'entraînement a repris mercredi après une journée blanche et les joueurs comme Vincent Clerc se sont enhardis à souhaiter une victoire contre l'Ecosse samedi, et même une belle victoire.

L'ailier était soulagé que la France ait évité la cuillère de bois qui sanctionne les cartons pleins de défaites grâce à son match nul à Dublin, 13-13, samedi dernier.

"La série de défaites est derrière nous et on vit nos derniers jours ensemble. Il nous faut une victoire déjà, une belle victoire ensuite parce qu'on n'a pas envie de finir derniers", dit-il.

Les temps n'en sont pas moins durs pour le XV de France.

"On sait très bien que ce n'est pas un bon Tournoi, même si on a beaucoup appris et cumulé de l'expérience, on sait qu'on a manqué pas mal de choses, on ne va pas se cacher et se mentir", reconnaît-il.

Quatre matches, trois défaites (Italie, Galles et Angleterre) et un nul (Irlande), pour le meilleur marqueur d'essais français en activité (34), les raisons de cet échec sont connues de tous les joueurs.

"On est en phase de construction. En novembre, même si on gagnait, on l'était aussi", dit-il.

Depuis la fin de la Coupe du monde 2011, deux tiers de l'effectif ont changé et l'arrivée de Philippe Saint-André à la tête du XV de France a ouvert une nouvelle ère.

Après un Tournoi 2012 en demi-teinte (deux victoires, deux défaites, un nul), une tournée d'automne réussie, c'est une phase difficile que traversent les Bleus.

"A part les Blacks, vous en connaissez vous des équipes qui ont toujours été dans la performance, qui ont toujours eu des résultats très positifs ? Toutes les équipes du monde ont des coups de moins bien", se défend Vincent Clerc.

"Ce n'est pas un mal français d'enchaîner les hauts et les bas, tout le monde en a", ajoute le Toulousain, international depuis 2002 et à 66 reprises.

PAS DE SINISTROSE

Comme souvent dans le cas d'un joueur classé "gendre idéal", le discours est modéré mais il tique quand il est question de remettre en cause le système de jeu de Philippe Saint-André.

"J'ai du mal à comprendre, c'est quoi un système de jeu ?", répond-il. "Ce n'est pas unilatéral, il faut l'adapter à l'adversaire, aux conditions météorologiques, à un contexte aussi, un système de jeu. C'est plein de tiroirs qu'on ouvre selon l'équipe qu'on affronte, ce n'est pas un truc que tu répètes bêtement tous les week-ends."

Vincent Clerc soutient qu'il "n'y a pas d'incompréhension de la part des joueurs par rapport à ce que demande le staff". "Ça nécessite juste un peu de temps d'avoir des automatismes d'adaptation", ajoute-t-il.

Le mot d'ordre est et restera donc continuité jusqu'en 2015. Il faudra sans doute passer par des périodes de défaites et de contre-performances, Vincent Clerc le reconnaît.

Mais il y aura aussi des périodes d'encouragement comme la première mi-temps en Angleterre et les vingt dernières minutes en Irlande.

"A Dublin, au début on est rentré sur la pelouse pour ne pas perdre", dit-il. "Puis, petit à petit, on s'est dit qu'on était venus pour gagner car si on avait perdu, il y aurait certainement eu une sinistrose dans le groupe."

De sinistrose, il n'y en avait pas trace sur les visages rougis par le froid mercredi après la séance d'entraînement en opposition sur le terrain d'honneur déneigé alors que seul le terrain synthétique couvert était disponible mardi.

"On n'était pas censé s'entraîner ce matin. Au final, on a fait une grosse séance", s'est félicité le talonneur Benjamin Kayser.

Edité par Jean-Paul Couret

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant