Six Français sur dix contre la répartition de migrants en Europe

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    PARIS, 5 mars (Reuters) - Près de six Français sur dix (59%) 
se déclarent opposés à la répartition dans les pays d'Europe, 
notamment en France, des migrants arrivés sur les côtes grecques 
et italiennes, selon un sondage Ifop à paraître dans Dimanche 
Ouest-France. 
    Ce résultat est comparable à ceux enregistrés par le même 
institut à la fin du mois de janvier (60%) et mi-novembre (62%) 
et légèrement supérieur à celui relevé à la mi-octobre (53%). 
    Début septembre, après la publication dans la presse de la 
photo du corps du petit Aylan Kurdi sur une plage turque, 
l'opinion était plus partagée, 49% des Français se déclarant 
alors favorables à ce mécanisme contre 51% d'un avis contraire. 
    "Plusieurs ressorts semblent être à l'origine de cette 
opposition majoritaire à l'accueil: la crainte de nouveaux 
attentats tout d'abord, et ensuite la création d'un appel d'air 
pouvant entraîner l'arrivée d'autres flux en provenance 
d'Afrique ou du Proche-Orient", souligne l'Ifop. 
    Plus de trois quarts des sondés (77%) se disent d'accord 
avec l'idée que "parmi les très nombreux migrants qui arrivent 
en Europe se trouvent également des terroristes potentiels" et 
presque autant (73%) craignent un effet d'appel d'air. 
    Une majorité de personnes interrogées (61%) juge par 
ailleurs que la France "compte déjà beaucoup d'étrangers ou de 
personnes étrangères" et ne peut plus accueillir de nouveaux 
immigrés.  
    En revanche, 53% d'entre elles estiment que l'accueil de 
migrants fuyant la guerre est un devoir.     
    François Hollande a confirmé vendredi l'engagement de la 
France d'accueillir 30.000 réfugiés syriens et irakiens dans le 
cadre du mécanisme européen de relocalisation.   
    Le flux vers l'Europe ne s'est pas tari ces derniers mois, 
bien au contraire: selon l'agence des Nations unies pour les 
réfugiés (HCR), plus de 130.000 personnes ont franchi la 
Méditerranée depuis le 1er janvier dernier, soit à peine moins 
que sur les six premiers mois de l'année 2015.   
    La crise des migrants sera l'objet lundi d'un sommet 
UE-Turquie.   
    Selon le sondage de l'Ifop, 71% des sondés se déclarent par 
ailleurs favorables à la suppression des accords de Schengen et 
au rétablissement, au moins provisoire, des contrôles fixes aux 
frontières avec les autres pays de l'UE. 
    Cette enquête a été menée en ligne du 1er au 3 mars auprès 
d'un échantillon de 1.502 personnes représentatif de la 
population française âgée de 18 ans et plus.   
 
 (Simon Carraud, édité par Henri-Pierre André) 
 
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  • nayara10 le dimanche 6 mar 2016 à 00:06

    Les Français doivent se taire .Ils ne se sentent plus chez eux ,la Police ne les défend plus .C'est exactement ce que j'entend partout oú les les gens peuvent parler.Ces derniers temps ,ils disent même que la conversion à la laïcité est inexorable ....