Six dirigeants déférés dans l'affaire de matches de foot truqués

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PARIS (Reuters) - Six dirigeants ou proches de clubs de football professionnel dont les présidents de Nîmes et Caen devaient être présentés jeudi aux juges d'instruction en vue d'une mise en examen dans l'affaire des matches présumés truqués, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Jean-Marc Conrad, président de Nîmes (Ligue 2), le club à l'origine de l'affaire, et Jean-François Fortin, celui de Caen (Ligue 1), ont été déférés au parquet de Paris au petit matin en compagnie de quatre autres prévenus, après deux jours de garde à vue, a-t-on précisé de même source.

Neuf personnes avaient été interpellées mardi matin dans le cadre de cette enquête.

L'enquête menée par les juges Serge Tournaire et Hervé Robert vise des faits de "corruption active et passive dans le cadre des manifestations sportives".

Les magistrats s'intéressent à plusieurs matches disputés par Nîmes en fin de saison dernière, notamment la rencontre qui avait opposé les Gardois à Caen, le 13 mai, et s'était conclue par un match nul 1-1.

Les présidents des deux clubs sont soupçonnés de s'être arrangés sur le résultat afin que Nîmes se maintienne en Ligue 2 et alors que Caen cherchait à assurer sa montée en Ligue 1.

La Fédération française de football et la Ligue de football professionnel se sont portées parties civiles et ont affirmé qu'elles prendraient des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion des championnats si les faits étaient avérés.

(Nicolas Bertin, édité par Gregory Blachier)

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