Six détenus yéménites de Guantanamo déportés au sultanat d'Oman

le , mis à jour à 14:24
0

(Actualisé avec éléments de contexte) WASHINGTON, 13 juin (Reuters) - Six ressortissants yéménites détenus depuis plus d'une décennie dans la prison militaire américaine de Guantanamo, dans l'ouest de Cuba, ont été déportés au sultanat d'Oman, a annoncé samedi le Pentagone. Le président Barack Obama s'était engagé lors de sa première campagne électorale victorieuse, en 2008, à faire fermer la prison controversée, où sont détenus sans jugement des suspects de terrorisme capturés après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et où la torture a été pratiquée. Mais il n'a pu réaliser pour l'heure sa promesse en raison de l'opposition du Congrès, qui refuse que des détenus de Guantanamo soient transférés sur le sol des Etats-Unis. Le secrétaire à la Défense Ashton Carter a annoncé il y a une semaine qu'il travaillait avec la Maison blanche à la rédaction d'une nouvelle proposition de loi en vue de la fermeture de la prison située dans la base navale américaine à Cuba. Après le transfert des six Yéménites vers Oman, 116 hommes sont encore détenus à Guantanamo. Ils étaient plus du double lorsque Barack Obama est entré à la Maison blanche en janvier 2009. L'agence de presse officielle omanaise ONA a annoncé que les six Yéménites étaient arrivés à Mascate où ils bénéficient d'un permis de résidence temporaire. Soixante-neuf Yéménites sont parmi les détenus encore enfermés à Guantanamo. L'administration américaine exclut de les renvoyer chez eux en raison de la situation chaotique qui règne dans leur pays. La seule option possible est de parvenir à un accord avec des pays tiers. En janvier, le précédent transfert avait conduit quatre Yéménites à Oman, déjà, et un cinquième en Estonie. La prison de Guantanamo a été ouverte par George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001 pour détenir les "ennemis combattants" capturés lors de l'intervention contre Al Qaïda et les taliban en Afghanistan. Obama reste déterminé à fermer la prison d'ici la fin de son second mandat, en janvier 2017. (Matt Spetalnick; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant