Six constructeurs automobiles touchés par le scandale Kobe Steel

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Au siège de Kobe Steel à Tokyo, au Japon, le 10 octobre.
Au siège de Kobe Steel à Tokyo, au Japon, le 10 octobre.

Les entreprises japonaises ont été livrées en produits dont les caractéristiques techniques avaient été falsifiées par le sidérurgiste nippon Kobe Steel.

Six constructeurs d'automobiles japonais ont été destinataires de produits en aluminium ou cuivre dont le sidérurgiste nippon Kobe Steel a reconnu avoir falsifié les caractéristiques techniques, a affirmé mercredi le quotidien japonais Nikkei.

Pour le deuxième jour consécutif, l'action a plongé de 17 % mercredi matin à la Bourse de Tokyo, après déjà une chute de 22 % la veille.

Outre le numéro un nippon du secteur, Toyota, qui a déjà annoncé avoir utilisé de l'aluminium de Kobe Steel dans des véhicules produits dans l'une de ses usines au Japon, seraient concernés Nissan, Honda, Mitsubishi Motors, Subaru et Mazda.

D'après le Nikkei, ces groupes ont été invités par le ministère des Transports à procéder rapidement à des vérifications, notamment pour voir si des rappels s'avèrent nécessaires.

Dix ans de fraude Lors d'une conférence de presse ce week-end, un vice-président de Kobe Steel, Naoto Umehara, a avoué que des données relatives à des produits en aluminium et cuivre avaient été falsifiées de façon « systématique » pour améliorer les caractéristiques de certains produits, une pratique qui pourrait remonter à une dizaine d'années et n'a pu se faire, a-t-il dit, sans que des directeurs n'aient été au courant.

L'enquête menée par Kobe Steel révèle, qu'à l'heure actuelle, les spécifications techniques ont été maquillées pour environ 19 300 tonnes de produits en aluminium, 2 200 tonnes de produits en cuivre et 19 400 unités en aluminium moulé et forgé qui ont été expédié...

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