Six cents millions d?euros pour renforcer la protection de la Méditerranée

le
0
La pollution de la Méditerranée : un fléau très difficile à combattre
La pollution de la Méditerranée : un fléau très difficile à combattre
Mer parmi les plus polluées du monde, la Méditerranée avait bien besoin d'un vaste plan d'action.

Mare nostrum est régulièrement le théâtre de dégazages. Des touristes indélicats ont eux aussi la fâcheuse tendance à la prendre pour une poubelle. Les dégâts sur sa biodiversité sont difficiles à évaluer, mais il ne fait aucun doute que la quantité de déchets présents dans la Méditerranée ne diminue pas. La découverte récente de gisements pétroliers et gaziers dans l'Est, elle, préoccupe sérieusement les associations de protection de l'environnement, qui à la différence des pouvoirs publics n'ont pas oublié la catastrophe de Deepwater Horizon?

Les périls ne manquent pas, au contraire des mesures de préservation (même si, à titre d'exemple, le précédent gouvernement ? qui a aussi initié la création du Parc national des Calanques (Bouches-du-Rhône) ? n'a pas souhaité délivrer un nouveau permis d'exploration au groupe pétrolier britannique Melrose Resources, associé depuis peu à l'entreprise texane Noble Energy et qui lorgne les hydrocarbures situées non loin du sanctuaire Pelagos). Raison de plus pour saluer le dixième plan d'action, de six cents millions d'euros celui-ci, mis en place par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et la Direction interrégionale de la mer Méditerranée (DIRM), qui l'ont officialisé vendredi dernier. Une somme répartie à raison de cent millions d'euros par an jusqu'en 2018 et qui vise en premier lieu à restaurer les habitats marins ainsi qu'à traquer les rejets illicites en mer.

Réduire la pollution marine

Sur ce montant, 75 %, soit quatre cent-cinquante millions d'euros, seront consacrés à la diminution des flux polluants, sachant que « 80 % des pollutions en mer sont d'origine terrestre », a souligné, cité par nos confrères de l'AFP, le directeur de la DIRM Pierre-Yves Andrieu lors d'une conférence de presse organisée à Marseille (Bouches-du-Rhône) avec son alter ego de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Martin Guespereau. Les 25 % restants, c'est-à-dire cent cinquante millions d'euros et un montant très supérieur aux budgets précédents, seront quant à eux alloués « à la restauration des fonds marins, à la recherche, à la gestion, à la surveillance et à la sensibilisation des usagers de la mer ».

Ce plan d'action s'inscrit dans le cadre d'une directive européenne adoptée en juin 2008 et qui ambitionne de garantir un « bon état écologique » des fonds marins au plus tard en 2020, a précisé l'AFP, qui a également rappelé que, pour l'heure, ledit « bon état » n'a toujours pas été défini... A défaut d'objectifs chiffrés, Bruxelles a cependant déterminé treize priorités pour la Méditerranée occidentale, de la sauvegarde des habitats et des espèces à la réduction des diverses pollutions et pressions sur l'écosystème marin en passant par le développement de la recherche, de la réglementation et de la sensibilisation.

Des objectifs qui feront l'objet d'une consultation publique, laquelle débutera dimanche pour s'achever le 15 octobre prochain, « le plan d'action final devant être validé en 2015 par le préfet maritime de la Méditerranée et le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) », rapporte l'AFP. Sans doute auront-ils intérêt à retenir certaines propositions de particuliers bien placés pour constater la dégradation de la situation?

_

Cet article vous a été proposé par Allianz, leader européen de l'assurance et des services financiers, en partenariat avec zegreenweb. Pour en savoir davantage sur les engagements d'Allianz en matière de développement durable, nous vous invitons à visiter le site http://www.allianz-nos-engagements-durables.fr.
Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant