Site Monsanto occupé : les militants anti-OGM délogés

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Site Monsanto occupé : les militants anti-OGM délogés
Site Monsanto occupé : les militants anti-OGM délogés

Les gendarmes ont délogé durant la nuit une centaine de militants anti-OGM qui occupaient les locaux du géant américain Monsanto à Trèbes, dans l'Aude. Répondant à un appel du Collectif des faucheurs volontaires, les militants ont investi le site par surprise vendredi après-midi. Certains d'entre eux se sont enchaînés, sous le regard à la fois curieux et désabusé du personnel du site désormais habitué à ces opérations coup de poing. «Nous sommes venus aujourd'hui (vendredi) chez Monsanto pour exiger des ministres de l'Agriculture et de l'Environnement qu'ils s'engagent par écrit à prendre un moratoire sur le MON810», a expliqué par téléphone Jacques Dandelot, le porte-parole du collectif anti-OGM 31.

En août, le président François Hollande avait confirmé une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto. La veille, le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, avait annulé l'interdiction de cultiver le MON810 en France, pour non-conformité au droit européen. Les ministres de l'Agriculture Stéphane Le Foll et de l'Écologie Philippe Martin avaient dans la foulée rappelé «l'engagement du gouvernement (de) maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM».

Un représentant de la direction du site de Trèbes a de son côté assuré vendredi aux militants que «Monsanto ne vendrait pas de maïs MON810 cette année, même si le moratoire n'était pas renouvelé», a rapporté le porte-parole des anti-OGM. «Pour l'instant, il n'y a pas de moratoire et le printemps n'est pas si loin que ça», a cependant insisté Jacques Dandelot, soulignant que les militants ne se satisfaisaient pas de ces promesses.

L'engagement du gouvernement jugé insuffisant

Dans la soirée, les militants ont rencontré le directeur de cabinet du préfet de l'Aude sur le site de Monsanto. Selon Jacques Dandelot, le représentant de l'Etat s'est contenté de rappeler ...

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