Site de rencontres «Gleeden» : le business de l'infidélité en procès

le , mis à jour à 08:32
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Site de rencontres «Gleeden» : le business de l'infidélité en procès
Site de rencontres «Gleeden» : le business de l'infidélité en procès

Peut-on librement encourager l'infidélité ? C'est un débat à la frontière du droit et de la morale qui s'est tenu hier devant le tribunal de grande instance de Paris. En février 2015, les juges civils avaient été saisis par une association catholique pour faire cesser une campagne de pub signée Gleeden, un site de rencontres spécialisé dans les relations extraconjugales qui revendique 3 millions d'inscrits. Des affiches placardées sur des bus franciliens y vantaient les mérites de l'infidélité. Une incitation illégale à rompre les vœux du mariage pour le demandeur (le plaignant). Une stratégie de communication respectant les limites de la liberté d'expression pour la partie adverse.

 

La polémique était partie d'un visuel présentant une pomme croquée sous laquelle étaient inscrits le nom du site et la mention « 1er site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes ». Choqués, des habitants et des élus de l'Ouest francilien avaient réussi à faire plier les sociétés de transports publics, obtenant le retrait des affiches controversées dans sept communes parmi lesquelles Versailles et Rambouillet (Yvelines). « En ma qualité d'officier d'état civil, j'estime que cette publicité est une incitation au non-respect du Code civil qui stipule que les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance », avait alors justifié le maire (UMP) de Rambouillet, Marc Robert.

 

C'est ce même argument que la Confédération des associations familiales catholiques (CNAFC), qui représente 35 000 familles adhérentes, a fait valoir hier devant le tribunal. « Qu'on le veuille ou non, cette obligation de fidélité est inscrite dans la loi, ce qui rend son non-respect illicite. En faisant la promotion de l'infidélité, Gleeden encourage donc ouvertement un comportement illicite », plaide par syllogisme Me Henri de Beauregard, l'avocat de la CNAFC. « Cette association s'érige en censeur, ...

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