Sirigu, le coup de blues

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Sirigu, le coup de blues
Sirigu, le coup de blues

Salvatore Sirigu a tout pour lui : il est grand, beau, classe, parle Français avec un accent sexy chocolat, riche, international italien et ambitieux. En théorie, il a tout pour être un crack dans la capitale. Mais depuis un an, certains doutent de lui. Avant, le gardien s'en tamponnait. Aujourd'hui, il commence à accuser le coup.

Il y a peu, Salvatore Sirigu était un bon client de la presse en zone mixte. Le portier italien du PSG s'arrêtait systématiquement, peu importe la tournure du match, et prenait le temps de s'exprimer en Français avec la presse. Depuis un mois, le gardien se montre plus fuyant. Moins souriant. Moins bavard. Certains diront qu'il est aussi moins décisif... A Lyon ou face à Chelsea, l'ancien gardien de Palerme a encaissé un but "sur lequel il ne peut rien faire" comme le veut l'expression consacrée. Un running gag que l'on avait déjà entendu après les deux éliminations en Ligue des champions à Barcelone et Chelsea. Dans les gros matches, Sirigu encaisse toujours un but sur "lequel il ne peut rien faire". C'est bien, ça ne le désigne pas comme premier responsable - ce qui est vrai - et ça confirme également que lorsque la route s'élève, l'Italien ne change jamais de braquet, ce qui est vrai aussi. A 28 ans, Sirigu est à un carrefour. Soit il prend de l'épaisseur et sort une grosse prestation quand le PSG en a besoin, soit il reste où il est. A savoir un excellent gardien de Ligue 1. Pas plus. Pas moins.

Salvatore Sirigu a des qualités évidentes : envergure, un contre un, dynamisme sur la ligne de but. A l'inverse, ses lacunes sont les mêmes depuis son arrivée : jeu au pied, sa volonté systématique de boxer tous les ballons et le domaine aérien où il passe son temps à regarder les ballons passer au-dessus de sa tronche comme un type qui zieute les avions voler allongé sur le capot de sa caisse. A force de voir le portier galérer pour franchir les paliers, on en vient à douter. Consultant sur France Bleu Ile-de-France et ancien aboyeur du PSG, Pierre Ducrocq connaît Sirigu par cœur. " Il vient d'une école qui ne bloque aucun ballon. En Italie, on lui a appris à tout boxer, à ne prendre aucun risque. En France, on n'est pas habitué à ce genre de gardien, poursuit Ducrocq. Pour franchir un palier, il doit se faire respecter dans les airs. D'autant qu'il a tout pour, il est grand et technique. Et puis il n'a aucune pression puisqu'il est adoré par le public. Il doit juste accepter de prendre des risques et aller à l'encontre de ce qu'on lui a appris durant sa formation. " Même les anciens gardiens du temps ne semblent plus croire en Sirigu. "Salvatore Sirigu ? C'est un bon gardien de club. Mais Buffon a quarante ans et il est toujours titulaire avec sa sélection. Pour moi, Sirigu, c'est un...


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