Singapour se rêve en capitale mondiale de la recherche

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Les ateliers de microélectronique ont déménagé en Chine ou au Vietnam. Le pays multiplie les laboratoires et veut désormais être à la pointe de la recherche et du développement dans la région.

C'est probablement le bar le plus déjanté du monde. Au Clinic Restaurant, dans le quartier branché de Clarke Quay, on dîne sur des fauteuils roulants et l'on boit dans des seringues ou par perfusion. Singapour aime surprendre, voire choquer. Son port où les lourds porte-conteneurs attendent leurs chargements n'est plus le premier du monde, supplanté par Shanghaï l'an dernier. La ­finance qui, avec les services, ­assure 65 % de son PIB (produit intérieur brut) ne suffit plus à son bonheur.

Si, dans le quartier en pleine ­rénovation de Fullerton, les immenses restaurants chinois et leurs tables rondes tournantes font toujours salle comble le soir, Singapour tourne la page. Les ateliers de microélectronique qui ont fait, il y a une dizaine d'années, la fortune de la ville-État ont déménagé en Chine ou au Vietnam. Singapour se rêve désormais en capitale du savoir en Asie.

Rien n'est trop beau pour attirer les étrangers. Universités flambant neuves, laboratoires ult

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