Singapour rêve de «révolution douce»

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Pour la première fois, l'opposition présente samedi de nombreux candidats aux législatives dans la cité-État.

Singapour relève de la psychiatrie. «Nous n'avons jamais tué le père», estime Lim Shengen, un photographe qui fait poser ses modèles, la tête cachée dans une boîte en carton pour dénoncer «le manque d'espace de liberté».

«Nous faisons très peu pour sortir de l'ornière de Lee Kuan Yew», explique le jeune artiste. Derrière son rôle opaque de «ministre mentor», Lee Kuan Yew, 87 ans, reste le seul maître à bord de la cité-État, dont il incarne à la fois la réussite économique et l'autoritarisme paternaliste. Même s'il a quitté en 1990 le poste de premier ministre qu'il occupait depuis trente ans, il continue d'imprimer sa marque.

«Son fils aîné Lee Hsien Loong - qui préside à son tour aux destinées du pays - ne nous aide pas beaucoup à rompre avec l'autorité et les interdits du vieil homme», remarque-t-il. «À 46 ans, il serait temps que Singapour passe à l'âge adulte.» On en est à peine aux révoltes adolescentes. «Ceux dont la fonction

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