Simulation de tsunami : au coeur de la cellule de crise du Quai d'Orsay

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Simulation de tsunami : au coeur de la cellule de crise du Quai d'Orsay
Simulation de tsunami : au coeur de la cellule de crise du Quai d'Orsay

«Je veux parler à ma femme!» «Que dois-je faire du corps de ma compagne?» Il est un peu plus de huit heures dans le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et les téléphones n'arrêtent pas de sonner. A 7h59, un tremblement de terre de magnitude 8,3 est survenu au large de l'île indonésienne de Sumatra...

Pas de panique : ceci est le scénario qu'ont joué ce mercredi 32 agents du Centre de crise du Quai d'Orsay ainsi que les diplomates des ambassades et consulats concernées par cette «fausse» catastrophe en Asie du Sud-Est. Pendant cinq heures, ils ont simulé la gestion d'un tsunami fictif. Faux ressortissants, fausses ONG et entreprises... Les «acteurs» du ministère ont parfois si bien joué leur rôle qu'ils ont parfois dû préciser à leurs interlocuteurs qu'il s'agissait bien d'une simulation !

Voilà un exercice inédit : depuis la création du Centre de crise en 2008, c'est la première fois qu'une telle opération était orchestrée à l'échelle internationale. L'équipe qui a conçu ce script cataclysmique s'est inspirée du tsunami qui a ébranlé l'Asie du sud-est en 2004. Des sismologues ont également été consultés pour rendre ce scénario (baptisé «Océan Indien») crédible. Horaires des premières vagues heurtant les côtes, heure des premiers appels des victimes et de leurs proches... Tout a été consigné dans un livret de quelque 400 pages.

Comment gérer la panique des proches affolés qui appellent ? Quelles procédures respecter pour mettre en place les évacuations ? Qui contacter pour obtenir telle ou telle information ? Tels sont les objectifs de cette opération censée sensibiliser les diplomates à la gestion des crises autant qu'à vérifier leur préparation en cas de désastre. Bref, essayer de se préparer au mieux... à l'imprévisible. Une partition qui résonne avec d'autant plus d'actualité cinq jours après le passage du typhon «Haiyan» aux Philippines et ses milliers de ...

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