Simple comme Morel.

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Simple comme Morel.
Simple comme Morel.

Ce mardi, l'OM se déplace à Lorient, ancienne terre d'un joueur différent. Jérémy Morel, latéral gauche autrefois honni, désormais défenseur central chéri, devrait une nouvelle fois tenir la maison olympienne. Avec un calme et une discrétion qui l'animent sans discontinuer.Jérémy Morel n'a que peu eu l'occasion de bomber son torse massif et de déployer ses larges épaules. Assailli par le poids des sifflets, des jugements permanents, des quolibets, le latéral de l'OM a croulé pendant près de 3 saisons sous la vindicte populaire. Parfois coupable logique mais victime permanente, le Breton d'origine réunionnaise a été contraint d'assumer son statut auprès d'un Vélodrome avide de revanche face à un joueur trop modeste à son goût. Le 22 février dernier, face à Lorient, Morel craquait après une énième avalanche sonore lors de sa sortie du terrain : "Ça ne m'atteint plus. À la limite, j'aurais été surpris de ne pas être sifflé ( ). Même si je faisais mieux, ce ne serait pas suffisant. Il leur faut quelqu'un. Manque de chance pour moi, c'est moi qui suis ciblé. Je suis pris en grippe et ce sera comme ça jusqu'à ce que je parte." 9 mois plus tard, Jérémy est toujours là. Mieux, le Vélodrome l'acclame. Replacé dans l'axe par Marcelo Bielsa, celui qu'une ville se plaisait à détester fait désormais figure de pilier défensif, infranchissable, limite indispensable. Pourtant, torse et épaules n'ont pas pris d'amplitude. Car si Morel se fend désormais de sourires discrets, l'homme n'est pas dépendant de l'avis général. Tout au plus, au ras de sa pelouse, du fond de son garage ou en compagnie de ses terre-neuve apprécie-t-il le confort d'un nouvel exercice plus simple. Une simplicité qui habite et accompagne un footballeur plus normal que les autres.
Bricolage et terre neuve
De Jérémy Morel, peu connaissent la vie. Peut-être car l'homme intéresse peu, sans doute parce que le joueur n'a aucun attrait pour les spotlights, contrairement à certains de ses congénères. Fabrice Abriel, qui a suivi Morel de Lorient à l'OM, précise : "L'anti-footballeur, il ne faut pas abuser. Mais c'est vrai qu'il est dans la simplicité. En fait, on va dire qu'il a des priorités bien plus importantes que le luxe dans toute sa forme. La luxure, en terme de pensées et de matériel. " Que ce soit en Bretagne, où il a grandi avant de faire ses gammes à Lorient, ou à Marseille, Morel est un être lambda. Un homme exposé de par sa profession, mais un homme qui préfère s'isoler pour s'adonner à des plaisirs de retraité lorsque le football ne domine pas son calendrier : "À Lorient, j'avais acheté une baraque et je faisais les travaux moi-même. Le plancher de l'étage,...

Jérémy Morel n'a que peu eu l'occasion de bomber son torse massif et de déployer ses larges épaules. Assailli par le poids des sifflets, des jugements permanents, des quolibets, le latéral de l'OM a croulé pendant près de 3 saisons sous la vindicte populaire. Parfois coupable logique mais victime permanente, le Breton d'origine réunionnaise a été contraint d'assumer son statut auprès d'un Vélodrome avide de revanche face à un joueur trop modeste à son goût. Le 22 février dernier, face à Lorient, Morel craquait après une énième avalanche sonore lors de sa sortie du terrain : "Ça ne m'atteint plus. À la limite, j'aurais été surpris de ne pas être sifflé ( ). Même si je faisais mieux, ce ne serait pas suffisant. Il leur faut quelqu'un. Manque de chance pour moi, c'est moi qui suis ciblé. Je suis pris en grippe et ce sera comme ça jusqu'à ce que je parte." 9 mois plus tard, Jérémy est toujours là. Mieux, le Vélodrome l'acclame. Replacé dans l'axe par Marcelo Bielsa, celui qu'une ville se plaisait à détester fait désormais figure de pilier défensif, infranchissable, limite indispensable. Pourtant, torse et épaules n'ont pas pris d'amplitude. Car si Morel se fend désormais de sourires discrets, l'homme n'est pas dépendant de l'avis général. Tout au plus, au ras de sa pelouse, du fond de son garage ou en compagnie de ses terre-neuve apprécie-t-il le confort d'un nouvel exercice plus simple. Une simplicité qui habite et accompagne un footballeur plus normal que les autres.
Bricolage et terre neuve
De Jérémy Morel, peu connaissent la vie. Peut-être car l'homme intéresse peu, sans doute parce que le joueur n'a aucun attrait pour les spotlights, contrairement à certains de ses congénères. Fabrice Abriel, qui a suivi Morel de Lorient à l'OM, précise : "L'anti-footballeur, il ne faut pas abuser. Mais c'est vrai qu'il est dans la simplicité. En fait, on va dire qu'il a des priorités bien plus importantes que le luxe dans toute sa forme. La luxure, en terme de pensées et de matériel. " Que ce soit en Bretagne, où il a grandi avant de faire ses gammes à Lorient, ou à Marseille, Morel est un être lambda. Un homme exposé de par sa profession, mais un homme qui préfère s'isoler pour s'adonner à des plaisirs de retraité lorsque le football ne domine pas son calendrier : "À Lorient, j'avais acheté une baraque et je faisais les travaux moi-même. Le plancher de l'étage,...

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