Simon : "On ne sombre pas dans l'euphorie parce qu'on mène 2-0"

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Simon : "On ne sombre pas dans l'euphorie parce qu'on mène 2-0"
Simon : "On ne sombre pas dans l'euphorie parce qu'on mène 2-0"

Vainqueur de Vasek Pospisil 7-5, 6-3, 6-3, après une entame calamiteuse, Gilles Simon, 19e mondial, revient sur sa première collaboration avec Yannick Noah.

Comment expliquez-vous vous être retrouvé mené 5-0 au 1er set ?

GILLES SIMON. Au début, j'avais envie de très bien jouer, de trop bien jouer. J'avais de grosses sensations à l'entraînement. J'avais l'impression que je pouvais tenter beaucoup de choses. Et, le jour du match venu, ça sort un peu moins bien de la raquette. J'ai tenté des coups le long de la ligne, et je lui ai ouvert le terrain. Je lui ai offert des cibles et il n'en a raté aucune. Je me sentais mal, agressé en permanence. A un moment, je m'en suis rendu compte et j'ai fait des choses plus simples, en le bloquant sur son revers. Et, là, son jeu s'est mis à se désagréger beaucoup plus rapidement que ce je pensais. Revenu à 5-2, je me suis dit: «pourquoi pas?»

Que vous a apporté Yannick Noah sur la chaise ?

Moi, je trouve qu'il a surtout apporté beaucoup dans la préparation et dans l'approche, plus que sur le banc à un moment donné. Les matchs, c'est plus important qu'on ne pense de bien les préparer sur le court et même en dehors, qu'il y ait une belle ambiance, que tout le monde ait fait une belle semaine. Quand arrive le vendredi, il ne reste qu'à jouer. On est préparés, on y va et, moi, j'ai moins besoin de lui à ce moment-là.

C'est-à-dire ?

Hier (jeudi), il m'a demandé comment on allait procéder et je lui ai dit que je lui dirais quand j'aurais besoin de lui. Par exemple, au 3e set où j'étais proche de péter un câble parce que je voyais Pospisil au bord des crampes et que je n'arrivais pas à concrétiser ça au score. Par moments, Yannick m'a aidé mais pas nécessairement à 5-0.

Comment avez-vous été accueilli de retour au vestiaire ?

En fait, ils étaient partis s'entraîner et il n'y avait plus personne! On est plus vieux. On sait pourquoi on est là. On a envie de gagner, on ne sombre pas ...

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